Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 17:26

 

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   1. 
   Dhagpo-Kagyu-Ling 1976, le début...et l'Art sacré duTibet

    

   2.    Art sacré du Bouddhisme tibétain. 

 

  3.    L'éthique de l'artiste. 

 

   4.    Sagesse.

 

   5.     Guendune Rinpotché, sa vie, son oeuvre.

 

  6 .    De Dhagpo-Kagyu-Ling à Kundreul-Ling.

   

  7 .   La cérémonie de la coiffe noire.

  

   8.     Artibet, Catalogue. 

 

  9.     MaxArtibet, beautiful decoration. Year 2000 Part 2     

               

 

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Programme 1976 DhagpoPremière présentation du centre tibétain,1976.

 

 


Vidéo archive 

 

http://archivevideodharma.blogzoom.fr

 



  

 

Ce présent ouvrage et de faire partager un vécu, depuis 1976 dans des centres du Dharma et d’un parcours sur l’apprentissage de l’Art tibétain à travers des témoignages, des photos, et de rencontres… Chacun, s’il le souhaite peut contribuer à ce blog, en apportant ses anecdotes, ses écrits, ses photos… Ceci est modulable à l’infini, textes, photos peuvent être rajouté ou enlever (*). 

 

Ce Blog peut montrer quelques imperfections ou erreur, n’hésiter pas à en faire part via la rubrique "des commentaires".

 


Ce récit agrémenter par de nombreuse photos, l'auteur citera quelques extraits venant de son autobiographie " Parcours initiatique 1969 à 2002 "  collection Archive. 
 

 

                                                    Bon voyage !

 

 

 

 

 




 

 

                              Allégorie à la photographie

 

 

 

Fascination de l’intelligence de l’homme.

 

Rendre immobile la vie, sur une feuille blanche pour l’éternité

 

à admirer sans vieillir, sans changement, extase d’un moment

 

prise au vol par inspiration, comme un artiste sur sa toile.

 

Par l’oeil d’un objet fascinant et magique, qui attrape la vie dans le temps.

 

Passé, présent et futur n’existe plus,

 

il ne reste que la beauté d’une image figée, qui ne pense pas.

 

Elle paraît éclater de vie par ses couleurs et ses formes,

 
mais en fait, elle n’est rien d’autre qu’un souvenir éteint ; que ne cesse à jamais,

 

 le regard contemplatif de l'homme à admirer toute chose de ce monde.

 

Les images paraissent parler et pourtant, elles ne font que nous rappeler

 

les instants fugitifs et sereins d’un passé lointain,

 

dans le silence d’une expression pourtant réelle… et illusoire de l’instant.

 

Ces images sont libres d’appartenir, ou non à son créateur.

 

Seul les paysages, les objets et les êtres en sont les seuls commanditaires.

 

Ceux-là déciderons du bon vouloir de leurs propres existences,

 

d’êtres exposé ou non à la vue de tous.

 

Fascination de l’intelligence de l’homme.

 

Sur une feuille blanche, qui attrape la vie dans le temps.

 

D’une image figée, qui se dévoile à admirer toute chose de ce monde.

 

Une réalité bien illusoire.

 

 

 

                                                                               1989. M.J.C

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 
 

 

                                

 



 

 

 

 



Le chemin à suivre pour aller
au Centre tibétain.


 

             « ...1976, accompagné de Frizou un ami de longue date, le centre tibétain Dhagpo-Kagyu-Ling,  nous le trouvâmes situé près du village le Moustier, dans le Périgord noir. »

 

« ...Nous cheminons jusqu'à ce petit village rustique, qui nous accueille de son  été très chaud.  A droite du village nous empruntons une petite route au prolongement de la boulangerie de Delbost, un panneau nous indique le chemin à suivre pour aller au Centre tibétain...»
                           










 





 

Une présence radieuse nous accueille,
un moine tibétain !

 

 

 

            « …Accompagné par nos pas hésitants, sur le long du chemin se dressent de grands mâts drapés par des tissus à prières des cinq couleurs, blanc, rouge, bleu, jaune et vert, qui flottent avec grâce. Au bout de ce chemin nous voyons une vieille ferme périgourdine, petite, très humble par sa stature, elle est là, figée, nous étions là aussi , figés, hors du temps ; en nous en approchant… quelle surprise ! Dans la cour de terre battue une présence radieuse nous accueille, un moine tibétain, un vrai ! Son visage rayonne comme la pleine lune, il nous fit un signe amical, ce simple moine n’était autre que le responsable du lieu, Lama Jigméla, frère d’un très grand régent à la tête du bouddhisme tibétain. »





       1976 Dhagpo dans tous ses états.










 

 


















         Construction du nouveau temple
          et de l'acceuil actuel.




 

Lama Jigméla et Lama Zigpenla.

 


     Un grand chaudron nous servait
à chauffer l’eau.

 



 

« …Un interprète anglais nous donne son concours pour la traduction, nous demandions au moine tibétain la possibilité de rester ici pour un mois et participer aux tâches quotidiennes de la communauté, avec joie le Lama  nous accepta comme résident potentiel. De là nous déplions nos bagages et empruntons un escalier de fortune accessible de l’extérieur, nous montons au grenier (au-dessus des logements des Lamas tibétains).  Déposant notre attirail, nous essayons tant bien que mal de nous faire un espace pour nous y installer. Le plafond étant bas il fallait faire attention aux poutres transversales. Sans eau, ni électricité, nous devions nous accommoder du grenier très chaud l’été et très froid l’hiver;  les nuits, nous étions en bonne compagnie avec les souris; malgré ces inconvénients, nous étions très satisfaits de notre nouvelle demeure. Par la suite, pour éviter que cela ressemble à un espace pour collégien, nos compagnons de dortoir et nous-mêmes avons construit des cloisons en carton entre nos duvets; cela donnait l’illusion d’un petit chez soi plus intime pour chacun, des couvertures et des draps étaient dressés en guise de porte. Tout était plus que rudimentaire, le seul point d’eau pour effectuer nos ablutions matinales était ce petit robinet en cuivre, donnant sur la cour près de la porte d’entrée de la maison des Lamas. Pour les bains du dimanche, un grand chaudron nous servait à chauffer l’eau avec des fagots de bois, un abreuvoir recevait cette eau bien précieuse, le tout couvert par une épaisse toile de tente, une vraie salle de bain à la "cow-boy". Les toilettes étaient dans le champ d’à côté, un trou à même le sol couvert par un toit de fortune à deux pans, que l’on déplaçait au fur et à mesure quand sa fonction était un peu "débordante". Malgré cette précarité, nous souhaitions rester dans ce "paradis terrestre" pour toute notre vie. »

 

 

 

 


 Nous empruntons un escalier de fortune accessible de l’extérieur. 



 

 

 

 

 

Guendune Rinpotché grand Yogi inestimable
de cette époque.

 

 

 

 

 

    « …Une dizaine de résidents était à nos côtés; on  partageait les tâches de la communauté. Tout ce mois d’Août passé auprès de ces êtres extraordinaires, ces Lamas tibétains, nous apportait une solide résolution qui alimentait notre souhait d’origine ~ connaître le sens de la vie, suivre les enseignements  d’un maître spirituel et vivre à ses côtés ~.

 

            Avec grand bonheur nous réalisions que de vivre dans ce lieu que j’appellerais  "le petit Tibet", de ces rencontres avec ces Lamas, dont l’un nommé Zigpenla qui était d’une douceur et d’une attention toutes particulières, comme une mama, l’autre Lama,  Pounstéla l’humble et dévoué serviteur du Maître du lieu qui par son attitude très ordinaire et  sa discrétion est un grand boddhisattva, et enfin de notre Lama de Refuge, Guendune Rinpotché, grand Yogi inestimable de cette époque, sa grâce, sa gaieté et  sa grande compassion ne pouvaient laisser quiconque dans l’indifférence; il était l’exemple parfait d’un Bouddha au service de tous les êtres, sans exception.
Ces rencontres chargées de bénédictions, dans nos cœurs  restent vraiment inoubliables. »

 

 

 

 
































Lama Guendune Rinpotché

 




                                                                                                                                                                                             

 

En apparence tout ceci paraissait
bien tranquille.

 

 

 

 

 

« …Les semaines, les mois se suivirent comme étant hors du temps, la notion de la vie extérieure du Centre était invisible à ma conscience. Intérieurement, j'étais coupé, déconnecté du mouvement du monde, en apparence tout ceci paraissait bien tranquille, pourtant la vie en communauté est une expérience hors norme. Manger, travailler par tous les temps. Vivre avec les autres,  en y ajoutant un zeste d’ignorance, une tranche d’orgueil et une pointe de colère, le tout mélangé à plusieurs individus, cela donne une bonne crème de travail à faire sur soi-même. Grâce à notre  pratique de la méditation quotidienne, nous essayions d’apaiser nos pensées conflictuelles afin de changer non seulement la face du monde et des autres, mais aussi la face de notre propre état d’esprit, un vaste programme à partager entre nous. Notre guide à tous, Lama Guendune Rinpotché, était bien là ! Pour subjuguer par sa présence radieuse tous nos petits maux  journaliers. »

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 


















 

 

 

 

 

 

1977, dans l'ancienne cour 

de Dhagpo-Kagyu-Ling








 

Par moments la nourriture
se faisait rare.

 

 

 

« …Dans la petite cuisine enfumée par le vieux poêle à bois, nous étions blottis à ses côtés, nous, nourrissant de sa flamme; de temps à autre nous partions à nos tâches communes sans rien dans le ventre ou presque; ne parlons pas de pelle, de pioche ou autres outils pour faire les travaux, il fallait bien attendre  son tour pour utiliser la pelle ou le marteau, quel souvenir!

 

         …Ce fut la période où certains d’entre nous devaient partir travailler à des emplois saisonniers afin de subvenir aux dépenses de la communauté. Par moments, la nourriture se faisant rare, nous devions aller au supermarché de Montignac, et avec l’accord du gérant nous remplissions nos caddies de nourriture périmée, ce qui nous faisait un peu d’économie, heureusement parfois le potager alimentait agréablement nos assiettes.
Aussi, nous avons essayer de remettre une ancienne vigne à "Chabant village", celle-ci n’a donner qu’une seule fois; il fut un temps où nous fabriquions aussi d’excellents jus de pommes que nous revendions pour une somme modique. Ainsi, chacun à sa façon faisait son possible pour alimenter le soutien utile à la communauté afin que celle-ci  soit la plus agréable possible et apporter aux Lamas tibétain le nécessaire dont ils avaient besoin. »

 





 

 

 

 


Baba-cools, fous, devins, mystiques
à la recherche de…

 

 

 

« …Enveloppés de nos habits multicolores, couverts de nos couvertures en guise de cape "sacré gaulois" on avait l’air de venir d’une autre époque. Cromagnons, baba-cools, fous, devins ou mystiques à la recherche de… Voilà le cocktail que formait  ce petit monde que les bienheureux Lamas avec leur patience et leurs bontés infinies devaient supporter. Les jours et les mois, de la vie du petit groupe que nous formions autour du Maître spirituel, se déroulaient sur un fond d’activité hasardeuse, accompagnée par une dévotion sans retenue pour notre Lama-racine. » 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

















 

 

 Eric, Max et Evelyne devant la construction du nouveau temple.


IL nous préparait quotidiennement

le fameux thé tibétain et la stampa.

 

 

 

 

« …Le temple de Dhagpo attenant à la salle à manger et à la cuisine des Lamas, (actuellement le salon/temple, de Lama Jigméla) dont l'espace simple et rudimentaire ne pouvait contenir sans y être trop serré qu'une quinzaine de personnes; c'est dans cette petite pièce que se déroulaient tous les offices, initiations et enseignements dirigés par Rinpotché. »
« …Pour ne pas être béats devant les textes tibétains sous-titrés en phonétique, et en comprendre le sens grammatical,  certains d’entre nous souhaitaient connaître la langue tibétaine et sa très belle écriture Lama Zigpenla qui était un très bon professeur  dispensa  son savoir, à notre petit groupe qui suivait ses cours. Serrés autour de la table de la salle à manger, nous étudions en écrivant et en chantant les syllabes comme le veut la tradition; presque tous les soirs, je suivais l’étude que j'appréciais pleinement. De temps à autre Zigpenla nous préparait le fameux thé tibétain et la stampa (orge grillée et moulue) mélangés avec du thé ou du lait, que nous avalions sans modération; parfois sans que nous nous y attendions, avec son air rondissant et son visage souriant, habillé de sa fine moustache et de sa petite barbichette, il nous prenait la main en signe d’affection et aussi par protection, car il savait voir au-dedans de nous, nos préoccupations mondaines et notre soucis d’arriver à l’état de Bouddha en cette vie. Parfois il nous tirait amicalement le menton comme pour nous dire « t’inquiète pas! », « tu as bien travaillé! »

 

De même, le serviteur de Rinpotché lama Pountséla et Rinpotché lui-même  nous apportèrent ces signes de bienveillance, nous étions tous émus et à la fois un peu gênés par ces contacts peu habituels, qui résonnent comme une chose profondément humaine . »

 

 

 

 

 

 

 

Le premier temple de Dhagpo-Kagyu-Ling 1976. 

 

 

 

 


Lama Zigpenla




Rinpotché pouvait toujours nous surprendre
là où nous étions.

 


« ….Les journées de labeur accompagnées par le vent de quelques émotions distraites ou par une sérénité contenue dans l’esprit du contemplatif, quoi que nous fassions, où que nous soyions, Rinpotché pouvait toujours nous surprendre là où nous étions, dans l’atelier, dans le jardin ou au réfectoire; il nous prenait la main comme pour nous rassurer ou nous encourager à continuer notre chemin spirituel,  pour affermir notre renoncement à ce monde distrayant et rempli d’embûches. Sacré personnage !
L’un de ces grands contacts inhabituels fût celui qu’il nous donnait, en posant ses mains sur notre tête, recevant ainsi en psalmodiant ses mantras et ses prières, front contre front sa profonde bénédiction pleine de tendresse, la plus élevée que nous pouvions recevoir. »

 

 

 

 


Rinpotché et Baba.

  Frizou et Lama Tsönyi.

 


Tous les matins, Lama Pountséla
nous réveillait de son gong.

 

 

 

« …Nous avions beaucoup de chance de recevoir Guendune Rinpotché pratiquement à tous les offices, avec Zigpenla et Pountséla qui dirigeaient les pudjas d’une manière très lente afin que nous, débutants, puissions suivre sans difficulté la liturgie des prières tibétaines. A l’aurore Pountséla nous réveillait de son gong en le frappant énergiquement pour "l’appel à la prière". Pendant l’office du matin, nos pensées étaient bien souvent en vadrouille en direction de la cuisine et nous attendions patiemment mais avec retenue, l'heure du petit déjeuner; le bon pain de chez Delbost ~notre boulanger attitré depuis de nombreuses années~ tartiné avec de la compote de pomme, trempé dans le café ou le thé au lait bien chaud; cela réchauffait notre corps au temps des rudes hivers, avant de vaquer à nos occupations quotidiennes. De temps à autres nous allions voir Yves surnommé "Baba" un des pionnier de Dhagpo, animé d’une très grande foi pour Guendune-la. Il nous invitait dans son quartier général dans la grange du bas, ~qui nous servait aussi d’entrepôt et d’atelier~, sacré Baba! il nous racontait ses histoires, et était fier de nous montrer son antre magique élevée par le son de sa musique new-âge et de Jimmy Hendrix; il collectionnait toutes les photos en rapport avec l'histoire de Dhagpo-Kagyu-Ling, qu'il épinglait soigneusement sur les murs de l'atelier. Par le temps qui passe la poussière donnait à ce lieu un air de  musée à l'ancienne, avec ses machines à bois des années 1930 et des meubles de récupération. (Malheureusement l'impermanence des choses souleva nos esprits dans la pratique vivante des enseignements sur l'impermanence, l'atelier brûla en l'année 2001, rien ne put être sauvé, sauf Baba).

 

Avec nostalgie, ma mémoire s'emplit de cette époque révolue, d’ailleurs Lama Jigméla nous a bien dit à ce moment-là: «…profitez de ces moments que nous vivions ensemble car un jour ces conditions ne seront plus les mêmes ».

 




















                     Yves "Baba"







                    

 

 


                 Zigpenla et Pountsé-la.

 


Dès lors, cela me fit penser à la situation privilégiée que nous avions eue d’être en contact permanent autour d’un Yogi, comme Milarepa qui était aux côtés de son maître Marpa. De l’extrême bon karma de chacun d’avoir reçu de nombreuses initiations, de ce lien inexprimable, de la grande bonté de Rinpotché qu’il nous donnait sans compter. A vrai dire, nous ne savions pas trop pourquoi Lama Jigméla nous avait lancé cette phrase.  Pour nous il était impensable que Dhagpo prenne un tel essor. Dans nos petites têtes, cela nous suffisait, ce petit monde, cette petite famille du Dharma, ce groupe de disciple, ce noyau qui entourait notre guide spirituel que nous essayions de satisfaire le mieux que l’on pouvait par notre travail ou par notre pratique pendant tant d’années, Emaho! Quelle bénédiction!!

 

 

 

 



Le 16 ème Karmapa

 

 

 

       « En 1977 de grands travaux furent réalisés et  de nombreuses préparations s’ensuivirent pour recevoir le Gyalwa Karmapa Rigpai dordjé, chef spirituel de l’école Kagyupa. Le modeste petit temple fut transposé dans l'ancienne grange en face de la maison des Lamas (qui devenait le temple actuel). Lama Jigméla nous consulta tous afin de préparer la venue de sa Sainteté; il nous demanda expressément de construire le nouveau temple, ainsi que l’autel et le trône pour recevoir la cérémonie de la coiffe noire.
Lama Jigméla souhaitait donc trouver parmi nous des personnes habiles pour faire cela. Après un moment d’hésitation, frizou et moi-même complice de longue date, eumes la même pensée, levâmes la main. Il répondit : « 
je connais un peu le travail du bois, je pourrais fabriquer l’armature du trône ! »  j’enchaînais  « je sais un peu dessiner, peut-être pourrais-je réaliser la décoration du trône !  ». Ainsi pendant que certains construisaient le nouveau temple, Baba, Frizou et moi-même préparions le trône de sa Sainteté… »

 

 

 

 


                                                   Sa Sainteté le 16 ème Karmapa.

 

 

 




16-me-Karmapa-et-Jigm-.jpgLama Jigmela et le Gyalwa Karmapa.


 

Les deux dragons, les joyaux, les lions
et la roue du Dharma.



 

                                                                                Pawo rinpotché.

« …un jeune tibétain, du nom de Judjor, peintre de thankas  résidait à Dhagpo, il m’aida à ce travail qui, pour moi était encore inconnu et il me dessina les motifs : les deux dragons, les joyaux, les lions et la roue du Dharma; ensuite il me conseilla de rendre visite à Pawo Rinpotché pour recevoir  plus amples conseil sur les couleurs et par la même occasion obtenir sa bénédiction. »

 

« Judjor nous conduisit à cinq kilomètres de Dhagpo,  à Plazac (au Tranchat) dans la demeure de Pawo Rinpotché;  accueillis par un Lama proche, il nous accompagna jusqu’à la chambre de Rinpotché.
Il était assis sur son lit comme si, depuis un moment il nous attendait; derrière lui, je remarquais une grande fenêtre recouverte d’un rideau jaune translucide, qui laissait passer les rayons du soleil  au travers, illuminant ainsi Pawo Rinpotché d’une lumière orange; un ton surréaliste d'un goût bien étrange de sérénité propre à l’atmosphère himalayenne, enveloppait cet endroit paisible.

Il nous fit signe  de nous asseoir au bas de son lit sur un tapis rouge aux motifs traditionnels. Le jeune Judjor déroulait ses dessins et commentait le projet de décoration du trône.
Pawo Rinpotché nous donnait quelques directives sur l’application des couleurs, Judjor prenait note sur son carnet; je les écoutais très attentivement, sans comprendre leur superbe langage chantant, propre aux tibétains. Après quelques politesses et avoir reçu sa bénédiction, nous prîmes congé; nous sortîmes de sa chambre avec un peu d’hésitation, j’étais si bien dans cette atmosphère de paix.
Tout un  monde !  Désormais j’avais tous les éléments en main pour parachever
la sculpture et la peinture du trône, maintenant c'était à moi de jouer ! ...Accompagné par tous ces grands maîtres au-dessus de ma tête, avec beaucoup d’énergie, je me mis au travail. »

 


 

 Préparation pour la visite de Sa Sainteté le Karmapa, accompagné par les Lamas.

 

                



     Sculpter le trône.

























                                                                                                                   
S.S Gyalwa Karmapa  Rangjoung Rigpé Dordjé.



                          

 

Sa douceur impressionnait,
un Bouddha vivant en somme.
 

 

                 
« Enfin, tout était prêt pour recevoir la visite de sa Sainteté, le trône serait installé dans la cour de la ferme.  De jour en jour, un nombre impressionnant de personnes venues d’ici et d’ailleurs affluait vers Dhagpo-Kagyu-Ling.  Le 16ème Karmapa, qui aurait ses appartements au Château de Chaban, arriva à bord de sa limousine noire, Il descendit majestueusement de son véhicule et longea le chemin en terre battue décoré des huit symboles auspicieux, en direction de la maison des Lamas. Il avança avec assurance, accueilli par le son des trompettes tibétains et de la fumée d’offrande.

 

Traversant la cour de son pas imposant et léger à la fois, et paraissait flotter dans l'air, sa grâce et sa douceur impressionnaient, un Bouddha vivant en somme. »

 




         Bernard Benson, propriétaire du Château de Chaban. Donateur des terres de la côte de Jord, dont la  générosité a permis d'établir le Dharma en Dordogne.







                               

 



 


Cérémonie de la coiffe noire, à Dhagpo-Kagyu-Ling.

 

 

 

  

 

La cérémonie de la coiffe noire.

 

 

 

« Bientôt nous allions assister à la première cérémonie de la coiffe noire.
Une foule de tout horizon s'était installée dans la cour de Dhagpo, après les préparatifs minutieux d’avant la cérémonie, l’entourage (ses moines) du Karmapa se rassemblait autour de lui, l’accompagnant jusqu'à son trône. En suivant la cérémonie, un Lama lui présenta une boîte ronde; sa Sainteté sortit de celle-ci la fameuse coiffe noire ( réplique de la coiffe céleste faite de mille cheveux de Dakinis ), enveloppée dans un tissu précieux; avec délicatesse et assurance, Il enleva le tissu et positionna  la coiffe sur sa tête; dans un profond soupir, sa Sainteté entra en Samadhi, se manifestant ainsi semblable à l'esprit et de la divinité du Bouddha de Compassion, Tchenrezi. De sa main gauche, il égraina son rosaire de cristal en psalmodiant le mantra 
OM.MA.NI.PE.ME.HOUNG.

 

Nous étions en extase devant cette cérémonie qui se reproduira plusieurs fois à la même époque.  Frizou cite : « Dans la cour, le Karmapa donnait la cérémonie de la coiffe noire des dakinis. Après la cérémonie, il déposa la coiffe dans la boîte prévue à cet effet; à la surprise générale, il la ressortit aussitôt pour une seconde cérémonie et une troisième s’ensuivit.  On apprit par la suite, que deux visiteurs assistants aux enseignements avaient offert un don (cela se fait pour une requête) afin que le 16ème Karmapa refasse la cérémonie.
A la fin de toutes ces cérémonies, Bernard Benson était tout excité, transporté de joie ; car juste avant que le Karmapa ne sorte la coiffe de sa boîte; il prit une photo, où l’on put voir très clairement (après le tirage du cliché) un rayon de lumière blanche sortant de la boîte et s’élevant tout droit vers le ciel  »…. 

 

   «  Le jour suivant, une autre cérémonie de la coiffe eut lieu sur la côte de Jor, à l’emplacement futur du nouveau temple, sous une rotonde prévue à cet effet. Quelques jours plus tard, une dernière cérémonie se déroula  à Bordeaux, dans un amphithéâtre. Une grande émotion de joie et de dévotion nous envahit. A la fin de la cérémonie, à tour de rôle, nous lui présentâmes l’écharpe blanche traditionnelle (kata); d’un mouvement imperceptible mais profond, Il nous donna sa bénédiction.  Emaho ! »

 

 

 

 

Institut Karmapa - lignée, 16e karmapa


L
a rencontre inoubliable de fameux
maîtres authentiques.

 

 

 

.....« Avant de quitter Guendune Rinpotché et la communauté, je me remémore et réalise  le privilège que j’avais de faire ces rencontres, ces liens si profonds et si inspirants, de partager un bout de chemin aux côtés d'autres pionniers de Dhagpo-Kagyu-Ling, laissant une petite trace de mon passage furtif. Frères et sœurs du Dharma, toutes ces amitiés  que j’ai accompagnées ; recevant nombre d’enseignements et d'initiations.
De la rencontre inoubliable de fameux maîtres authentiques, comme  Guendunne Rinpotché, Pawo Rinpotché, Jamgom-Kontrul Rinpotché, Kalou Rinpotché, Dudjom Rinpotché, Sogyal Rinpotché,  Dilgo-Kyentsé  Rinpotché ...  et  bien d’autres  grands  maîtres qui, pour la plus part d’entre eux  sont éteints. Certains sont revenus parmi nous,  pour le bien de tous.  Avant que je parte pour l’Ecosse, lama Jigméla rassembla le petit groupe que nous étions et il nous dit: « profitez bien de maintenant car plus tard cela changera ! » Il est vrai qu’à l’heure actuelle le noyau a grandi et les contacts privilégiés se sont dissipés…Emaho !   Une autre pratique est née, celle du détachement. »

 

 

 



 

 

 

 Le XVI Karmapa ( au centre) entouré des quatre régents, en partant du haut, de gauche à droite:

 

Gyaltsap Rinpotché, Chamarpa, Sitoupa, Jamgong Kontrul, Bérou Kyentsé, Pawo Rinpotché,

 

 Bokar Tulku, Kalou Rinpotché, et Guendune Rinpotché.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

  (*) Si vous reconnaissez vos photos, pour appréciations ou modifications contactez :

 

 mjcka-zorikart@orange.fr   

 

  

 

 

  


                                                                                                                                                                                              

 

1.jpg 

 

 

 

                                  L'auteur, un des premiers disciples de Guendune Rinpotché, arriva à Dhagpo-Kagyu-Ling en 1976. Il  résida  pendant 17 ans dans trois Centres du Dharma, donc l'un à Samyé-Ling en écosse et l'autre à Kundreul-Ling en auvergne. Il a souhaité apporter son témoignage d'un parcours atypique, accentuer sur la vie en communauté, racontant la vie quotidienne de la communauté, de la rudesse de cette période à la création de Dhagpo où il n'y avait rien pour développer le Centre, la rencontre  avec de grand Maître Tibétain, et enfin  l'étude de l'art sacré Tibétain.

 

    1976 de Dhagpo-Kagyu-Ling, il fut envoyer par Lama Zigpenla et Lama Guendune Rinpotché à Samyé-Ling afin d'étudié l'Art sacré du Dharma et contribué ainsi à la décoration du futur temple de Kundreul-Ling. Ainsi il développa largement  l'étude de la sculpture, de la décoration d'autel, et décoration picturale où il reçoit après douze années d'apprentissage, l'approbation de son maître d'art ChérabPalden-Béru de développer et transmettre l'Art traditionnel de l'école Karma-Gadri. 

 

    1990, c'est le retour en France; appeler par Guendune Rinpotché et Lama Seunam de Mahamoudra-Ling, afin de commencer les décorations du petit temple du Bost (en auvergne) et établir des ateliers.  Installé depuis 1991 jusqu'à 1993 il entreprend la création des ateliers de décoration. Depuis il continue de réaliser quelques œuvres, comme des statues et différents supports pour la méditation, il souhaite sauvegarder  par cela l'Art traditionnel et transmettre son savoir-faire. Ce qu'il fit, en formant des personnes à la sculpture, à la peinture iconographique, dorure à la feuille et moulage. Rencontrant Denzong Norbu le peintre d'art  par excellence, le convie à travailler avec lui....                                           

 

2010,  Installé en dordogne à proximité de Dhagpo Kagyu Ling. Avec l’accord et le soutien de Lama Jigméla et feu-Lama Geudune rinpotché  d’enseigner l’Art sacré.

A ce jour, la construction de l’atelier et des projets de restauration d’objets cultuels est en cours…. 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans : à Dhagpo-Kagyu-Ling 1976 - Par MaxArtibet
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  • : Ce livre est un témoignage et un archivage non négligeable de photos qui alimentent les textes tel un album de famille, clichés pris par mon vieil appareil photo "Fugika" des années 1970 et autres photos provenant de sources diverses: perso, don,tendrel,web...
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