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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 19:46

Mandala Galwa GyamtsoGalwa Gyamtso détail 1
Mandala Galwa Gyamtso
par MaxArtibet                                                                              Détail  

 

 

Galwa Gyamtso détail 4 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 19:41

Galwa Gyamtso détail 3Mandala Galwa Gyamtso-.Galwa Gyamtso détail 2
Mandala Galwa Gyamtso-.
par MaxArtibet

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 17:26

                 http://dhagpostory.blog4ever.com/

 

               L'historique de la naissance de Dhagpo, à travers le regard

                                d'un ancien résident de 1976 à 1978.

 

            5[2]  

           Dhagpo dans la gadoue. 1976

 

         apres.jpg 

         4 aaaOK         

 

                    http://dhagpostory.blog4ever.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 17:42

 


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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 17:33


Auréoles pour statues





Table tibétaine
(toutes dimensions)




Panneaux décoratif
(motifs libre sur demande)

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 17:21

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 15:53

 Artibet.

Depuis 1998






 

L’objectif principal est de sauvegarder et promouvoir l’Art sacré Tibétain en créant des vêtements monastiques et des supports de pratique, comme par exemple des statues réalisées en plâtre-céramique et résine (à l'eau) .  Toutes ces créations, conformes à la tradition tibétaine de l’école Karma-Gadri, sont fabriquées dans l’atelier «Artibet » (France). Des cours iconographiques sont proposés (minimum cinq personnes) au sein de l’association « Zorik-Art ». Association à but non lucratif, loi 1901. 

  

Pour chaque achat, il sera verser une participation pour le projet  

de l’institut de Dhagpo-Kagyu-Ling.

 

 

« … Tu peux faire des statues et les vendre, à condition de ne pas utiliser le fruit de ton travail pour subvenir à des choses ordinaires, comme des biens matériels, vêtements, nourriture…  les fonds récoltés ne doivent servir qu’au Dharma ».

 

Akong Rinpotché

 



Suivant la complexité des modèles à réaliser, le délai de fabrication  et de deux à six mois, 
sauf si nos produits sont disponibles sur le moment.
Aucun objet n'est envoyé via la poste, commandes à  retirer à l'atelier.


 

 BOUDDHA    L 22 X H 28

 

 bouddha

Bo1

 
OM.AH.HOUNG.jpg
Prix Catalogue sur demande, envoyé par E.Mail

mjcka-zorikart@orange.fr     

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 15:38
               

 


 La cérémonie de la coiffe noire.


Pour le bien de tous les êtres.

 

 

Tobga Rimpotché :

“ Le vaisseau des deux accumulations.

Explication de la Précieuse Coiffe Noire dont la vue libère ”

                                          

 

 

d-co-33.jpg



introduction

 

Dans le soutra du Lotus Blanc, il est mentionné:

 

Un lotus, un joyau, de la nourriture, des vêtements, des montures,

Toutes sortes d’autres choses, bien que simplement matérielles,

Peuvent malgré tout remplir des fonctions nombreuses et variées.

 

Il est dit également dans le Bodhicharyavatara:

 

Puissé-je être le remède et le médecin qui guérissent la maladie.

 

 

      Le pouvoir particulier des grands bodhisattvas réside dans leur courage à accomplir le bienfait des êtres ainsi que ce qui en est la cause, au moyen du jeu inobstrué de l’activité éveillée, éternelle et omniprésente qui, parce que non limitée par le temps et l’espace, apparaît là et quand il faut, pour ceux à qui elle est destinée.

    Tout ce qui va être expliqué ici se réfère à celui qui assume la charge de manifester l’activité de tous les Bouddhas du passé, du présent et du futur, le grand et véritable ami de tous les êtres, même de ceux qui n’en ont pas conscience: celui que l’on appelle le Glorieux Karmapa, le Puissant Tchenrézi, noble et sublime, dont le nom illumine comme le soleil et la lune, et dont la succession d’incarnations se manifeste sans limite. Une succession ininterrompue d’incarnations apparaît sous de multiples formes à la manière d’une roue, ornement inépuisable des corps, parole et esprit éveillés.

 

 

Les qualités des Gyalwa Karmapa

Les prophéties

 

        Le Puissant Mouni, qui est le guide sublime des dieux et des autres êtres, a jeté

 la fleur de la prophétie à la requête de Pal, comme le relate cet extrait du soutra du Samadhi Royal:

 

Deux mille ans après moi,

L’Enseignement apparaîtra au pays des visages rouges

Qui aura été converti par Tchenrézi.

Lorsque son enseignement déclinera,

Viendra celui appelé Karmapa,

Le bodhisattva à la voix de lion.

Il convertira les êtres par le pouvoir de son samadhi,

Et les établira dans le bonheur par la vue, l’écoute, le rappel et le toucher.

 

 Au moment où, au Tibet, le dharma aura été décrié et où l’enseignement sera pratiquement, réduit à néant, apparaîtra celui qui a pris l’engagement de proclamer, tel le rugissement d’un lion du dharma, la vérité ultime, et d’être le sixième bouddha du futur portant le nom de “”. Il est celui qui voit tels qu’ils sont le sujet et l’objet, il a obtenu le pouvoir de la mémoire parfaite et il apparaîtra comme le guide suprême qui guidera les hommes et leurs enseignera.

 

Dans le tantra du Météorite Brûlant et Courroucé, il est dit:

 

Dans le mandala parfaitement pur

Apparaîtra l’être à la renommée universelle

Appelé Karmapa, celui qui est à lui seul

Tous les bouddhas des dix directions

Et qui démontre l’accomplissement dans cette vie.

 

     Dans le mandala pur des trois aspects de sagesse (extérieure, intérieure et autre),

Celui qui réunit en lui-même la bodhicitta des bouddhas des trois temps, a la capacité, par la maîtrise des qualités indissociables de la base et du fruit, d’exprimer la perfection. Ainsi est-il loué au regard de ses caractéristiques ultimes.

    En outre, Orgyen Tsokyé Dordjé, qui est reconnu comme le second diffuseur de l’enseignement, a lui aussi clairement prophétisé le nom ainsi que le lieu de résidence du premier Karmapa:

 

Celui qui préserve l’activité de Tchenrézi,

Tusoum Khyenpa, apparaîtra

Au lieu nommé Tsourphou.

 

      Parmi tous les grands êtres détenteurs des enseignements qui sont apparus au Tibet, le pays des neiges, il a été prophétisé et il est de ce fait authentique.

 

  

La vision des trois temps

 

 

    Comment pourrions-nous évaluer sa prodigieuse vision des trois temps?

D’une manière générale, tous les grands accomplis et les érudits du Tibet s’accordent à reconnaître que le Karmapa a été la première réincarnation reconnue d’un grand maître du Tibet.

La reconnaissance d’un être si exceptionnel ne dépend pas seulement de divinations ou de simples prédictions.

Par sa sagesse omnisciente, l’incarnation précédente peut prévoir avec certitude l’endroit et le moment de sa prochaine manifestation. De plus, Elle laisse une lettre exposant clairement les circonstances de sa naissance future, telles que le nom de la famille, et d’autres indications. Puisque cette lettre seule fait autorité, c’est sur cette base que la nouvelle incarnation de cet être sublime est identifiée sans contestation.

   

    En général, tous les Karmapas désignent les réincarnations, et plus particulièrement, le seizième Gyalwa Karmapa donna de nombreuses preuves de sa capacité à identifier les trulkous.

La première fois, ce fût à l’âge de huit ans, lorsqu’il reconnut la réincarnation de Garwang Rinpotché de Sourmang en indiquant le lieu de sa naissance, l’orientation de la porte de la maison, et le fait que devant cette porte se tenait un chien de couleur fauve, et d’autres détails, aussi clairement que s’il l’avait vu dans la paume de sa main. Tout ce qu’il avait mentionné s’est trouvé confirmé ultérieurement. Il a procédé de la sorte, pendant toute sa vie pour toutes les réincarnations, avec la même précision.

 

 

L’activité consistant à discipliner les êtres

 

    Quand de tels êtres exceptionnels prennent naissance, comme résultat de leurs souhaits, lors de leur séjour dans la matrice de leur mère, Ils maîtrisent les activités particulières de protection de leurs disciples, de manière invisible. Presque toutes les réincarnations du Gyalwa Karmapa prononcent le mantra des six syllabes, OM.MA.NI.PÉ.MÉ.HOUNG, dans la matrice de leur mère.

  

d-co-34.jpg  

   En ce qui concerne l'étude, de par leurs connaissances accumulées antérieurement, ils maîtrisent la compréhension de l'enseignement dès qu'ils l'entendent ou le voient et ont la capacité de mettre en mouvement le roue du dharma au moyen de l'initiation (qui fait mûrir) et de l'instruction orale (qui libère).  Seules ces méthodes permettent d'être libéré par la vue et par l'écoute.

 

  De plus, par le pouvoir d’un souhait spécifique, l’activité du Karmapa peut se manifester n’importe où pour transmettre le dharma. Le premier Karmapa, Tusoum Khyenpa (1110-1193) enseigna le dharma à un tigre.

  Au moment de leur mort, les oiseaux du seizième Karmapa demeuraient en méditation.   Ces manifestations sont pris à la  dérision pour les personnes qui, n’ayant pas confiance, sont aveugles; mais pour ceux qui ont une ouverture spirituelle, elles sont la source du renforcement de leur confiance en l’activité éveillée.

L’activité des Karmapas ne se limite pas seulement aux aspects spirituels, mais crée parfaitement les conditions matérielles nécessaires à la continuité du dharma. Le septième Karmapa, Tcheudrak Gyamtso (1454-1506), a fait construire plus d’une centaine de monastères pour l’étude et la pratique. Le seizième Karmapa a restauré des temples et a fait construire des monastères. L’implantation de nouveaux lieux de culte et l’édition de textes, à une époque aussi infortunée que la nôtre, sont les signes évidents de l’utilité de l’activité du Karmapa. Ainsi, est-Il un médecin exceptionnel qui sert le dharma y compris dans les aspects moins directement spirituels.

La manière dont ils mettent un terme à leur activité, suffit à planter la graine de la libération dans le cœur des êtres. Le troisième Karmapa, Rangjoung Dordjé (1284-1339), manifesta la résorption du mandala de son corps divin le quatorzième jour du sixième mois de l’année du lièvre, dans le palais de Shangtor en Chine. Le quinzième jour, au moment où la lune apparut dans le ciel, le mandala de son visage se dessina distinctement au centre de la lune pleine. La portée d’un tel signe ne peut être évaluée.

 

 

 

Explication de la Coiffe Noire.

 

L’origine de la Coiffe Noire. Le Karmapa enseigne de façon spécifique, au moyen de signes personnels et d’une expression symbolique.

 

Dans les tantras des anciennes et des nouvelles traductions, la précieuse Coiffe dont la vue libère est dite correspondre à l’un des six moyens de libération.

D’autre part, les formes, les couleurs et les différentes matières utilisées, ainsi que la manière particulière dont sont fabriquées les coiffes des êtres hors du commun qui sont les détenteurs du dharma, ont pour origines des causes interdépendantes spécifiques.

 

Padmakara dit:

 

Pour les fortunés qui suivent l’enseignement et qui pratiquent continuellement le Gourou-yoga, et par là même créent des causes interdépendantes spirituelles, il est essentiel de s’efforcer à ceci. Le mode de fabrication des coiffes, les reliques qu’on y place, la manière de les consacrer, les occasions durant lesquelles elles sont portées, et leur valeur, tout ceci résulte de causes interdépendantes.

 

Ceci montre que cette Coiffe correspond à une nécessité.

    Dhagpo Rimpotché, qui a été prophétisé par le Bouddha et qui est le patriarche des enseignements de la lignée Kagyu, explique que ces coiffes sont la source d’une qualité particulière et l’essence du lien interdépendant.

 

   Celui qui est l’objet des offrandes et des louanges des êtres du monde et de l’au-delà du monde est appelé "détenteur du bienfait qui conduit à la libération" au moyen de ce dharma extraordinaire qui par la simple vue libère. Depuis l’époque où il apparût comme une émanation de Tchenrézi, dénommé Drangsong Teunpakhyé (le Précieux Sage), et où il obtint la maîtrise du samadhi semblable au vadjra, les bouddhas et les bodhisattvas des dix directions, l’ont couronné d’un diadème fait de cheveux de cent mille dakinis, comme preuve de sa réalisation.

    Dans ses incarnations successives, comme le bodhisattva Lodreu Rintchen, le mahasiddha Saraha, et le Glorieux Tusoum Khyenpa, il portait continuellement cette coiffe comme symbole de la forme même de la sagesse.

  A l’exception de quelques individus dotés de prédispositions subtiles, la Coiffe demeure invisible aux autres.

 

 

 

La Coiffe, signe de son activité éveillée pour les disciples.

 

  Le cinquième Karmapa, Déshin Shékpa (1384-1414), au moment du mûrissement de son activité éveillée, s’est rendu en Chine où il est devenu le gourou de l’empereur de Chine Taming Yunlo, de descendance céleste. Par l’œil pur de la dévotion, cet empereur perçut la Coiffe Noire qui ornait continuellement la tête du glorieux Karmapa. Il fit la requête de confectionner une copie de cette coiffe pour le bien de tous les êtres, ce à quoi le Karmapa consentit. Depuis cette date, elle est devenue le support visible de l’accumulation pour tous les pratiquants ordinaires.

 

 

La valeur de la Coiffe Noire.

 

    Notre maître  le Bouddha, que nous reconnaissons comme authentique, qui maîtrise toute la connaissance, qui possède la vision de sagesse, et qui accomplit tout bienfait, déclare dans le Lankaravatarasoutra:

 

Le détenteur de la Coiffe Noire,

Portant des habits monastiques,

Accomplira le bien des êtres sans discontinuité

Jusqu’au terme de l’enseignement des mille Bouddhas.

 

   

Puisque cette prophétie authentique se trouve exactement confirmée, n’ayons plus de doutes.

Orgyen Tsikyé Dordjé, dit également:

Une émanation de la parole de Tchenrézi viendra depuis la terre pure de Toushita pour accomplir le bien des êtres. La première incarnation, s’appellera Zangtcheu Tusoum Khyenpa, et sera le détenteur de la Coiffe Noire, diadème de sa famille, signe de son pouvoir. A chaque instant de son existence, il guidera une infinité d’êtres vers l’éveil. Tous ceux qui le verront, l’entendront, se souviendront de lui et seront touchés par lui, transmigreront devant le Noble Tchenrézi. Sa base d’émanation, la façon dont il prend naissance en accord avec ses souhaits, la certitude quant à l’origine de l’ornement de sa famille, les merveilles dont jouissent ceux qui lui sont reliés, tout ceci et le reste est clairement exposé et s’accomplit point par point.

 

Entrer en contact avec cette Coiffe qui libère par la vue occasionne des perceptions différentes selon l’esprit de chacun. Ceci est clairement expliqué, de manière très détaillée dans les biographies des incarnations successives du Karmapa.

 

 

 

Exposés des bienfaits.

 

   En gardant précisément à l’esprit ce raisonnement, lorsque vous entrerez en contact avec cette Coiffe dont la vue libère, l’esprit complètement unifié par la dévotion confiante, si vous en êtes capables, visualisez que par l’émanation et la résorption de rayonnements de lumière qui proviennent des Corps, Parole et Esprit du Karmapa, les deux voiles et les conditionnements accumulés depuis les temps sans commencement par les trois portes, sont purifiés. Commencez par développer cette conscience, puis pratiquez longtemps la méthode de fusion de votre esprit avec le Sien. Sinon, pratiquez la récitation du mantra Karmapa Tchenno avec une confiance naturelle.

    Méditez  la prière qui dit: “vous qui savez ce qui doit être accompli”. Puis, souhaitez que par la vertu qui vous a permis  de rencontrer dans cette vie, la Coiffe  qui libère par la vision, vous-mêmes, ainsi que tous les êtres, obteniez l’état d’indifférenciation avec le Bouddha Karmapa et Tchenrézi.

 

    Ou bien, récitez simplement les six syllabes et formulez, du fond du cœur, des souhaits afin que toutes les graines des fautes et des voiles accumulés par le désir ou la bêtise, qui poussent les êtres à se tourmenter les uns et les autres, même chez les animaux les plus insignifiants, soient purifiés. Souhaitez également  pouvoir jouir, dans cette vie, de tous les bonheurs et délices du monde, telles que la gloire ou la renommée… Formulez le souhait de ne jamais perdre, ne serait-ce qu’un instant, l’aspiration authentique, et ultimement, de renaître en Déouatchène, la terre du Bouddha Amitabha.

  Si vous faites tout ceci et que vous vous efforcez de créer des racines de vertu autant que vous le pouvez et que vous priez continuellement, tout ce que vous souhaitez sera exaucé.

 

 

 

Dans le Bodhicharyavatara, il est dit:

 

Même celui qui lui nuit, se lie au bonheur,

Je rends hommage à Celui qui est la source du bonheur.

 

Il en est ainsi de par les trois certitudes. A ce sujet, Orgyen Rinpotché, décrit les bienfaits pour ceux qui ont un lien avec cette Coiffe:

 

Même si elle est dénigrée par un être impur,

La connexion mettra un terme au samsara.

Puisque tous ceux qui sont liés à cette Coiffe

Par la vue, l’écoute, le rappel, ou le toucher,

En retireront tous un grand bienfait,

Nous devrions avoir foi en elle.

 

 

 

    En résumé, tout être qui verra, entendra, se remémorera ou entrera en contact avec la Coiffe, recevra en lui la graine de la réalisation et obtiendra l’état du Noble Tchenrézi, car tel est le pouvoir particulier de l’activité éveillée.

 

Selon Padmakara:

 

La particularité de la Coiffe Noire est

Que tous les êtres qui la voient

Sont protégés des conditions samsariques infortunées.

Qu’ensuite ils accéderont au rang de “Détenteurs de conscience”,

Ils verront, les yeux grands ouverts, le Noble Tchenrézi

Et obtiendront des qualités et un mérite égal au sien.

 

Le deuxième Karmapa, Karmapakshi, qui détenait des signes de réalisation extraordinaires, égaux à ceux des mahasiddhas indiens, déclare:

 

Pour qui verra la Coiffe associée à l’homme,

Il n’y aura pas d’états infortunés.

Quiconque entrera en contact avec ce grand bodhisattva, et cette puissante coiffe, n’aura pas à transmigrer dans les états infortunés.

Ceci, confirmé par ces paroles suprêmes, est une certitude absolue.

 

    Sans même parler des grands êtres qui comprennent les qualités des Bouddhas et des bodhisattvas, même parmi ceux qui sont complètement ignorants des causes et des caractéristiques de cette Coiffe Noire qui libère par la vue, entrer en contact avec elle développera la confiance qu’elle est quelque chose d’excellent et de véridique.

  Il est essentiel de s’entraîner à la confiance et à la vision pure de ce que l’activité éveillée des Karmapas est extraordinaire par leur engagement illimité et par le fait qu’ils ont atteint la perfection des deux accumulations depuis des kalpas innombrables.

 

Extrait d’une publication faite à Kagyu Dzong.

 

…Le Karmapa, entouré de ses moines, est assis sur un trône. Il porte, ou bien la coiffe de brocart de Gampopa, ou bien une coiffe rouge pointue que peuvent porter les Lamas qui ont une haute réalisation de la méditation. Les moines commencent à chanter. Dans leurs chants et leurs actes, ils représentent toute l’assemblée dans une requête prolongée demandant au Karmapa de manifester sa forme transcendante de Tchenrézi, le Bodhisattva de la  Compassion. Ils s’adressent d’abord au Karmapa comme Tusoum Kyempa, évoquant la lignée des Karmapas et le Yéchépa (l’aspect de suprême connaissance) de Tchenrézi. Ensuite, deux moines se prosternent et accomplissent l’offrande du Mandala, dans laquelle du riz est disposé rituellement sur un disque d’argent symbolisant l’univers tout entier, qui est offert à Karmapa-Tchenrézi. L’invocation prend alors la forme du traditionnel service aux sept branches.

 

 

 Karmapa-CIELjpg.jpg

 

 

 

 

Il y a d’abord la prosternation, exprimant la dévotion à Karmapa-Tchenrézi, puis l’offrande d’une statue de Bouddha, d’un livre sacré et d’un stupa, symbolisant le corps, la parole et l’esprit de ceux qui font la requête. Chacun reconnaît ensuite ses erreurs et ses imperfections, adresse des louanges à l’activité divine de Tchenrézi, en se réjouissant de celle-ci, incite Karmapa Tchenrézi à tourner la roue du Dharma, à donner les enseignements et demande qu’il reste en ce monde et qu’il ne meurt pas. Un brocart brodé d’un Dordjé Gyadrame, symbole d’indestructibilité et d’immutabilité, est alors apporté au Karmapa et pendu sur le côté du trône. Le service aux sept branches se termine par la dédicace du bénéfice des actions des participants à tous les êtres. Un moine s’avance avec l’écharpe blanche de cérémonie. En réponse à la supplique, Sa Sainteté enlève sa Coiffe et les trompes commencent à jouer. A ce moment, il se prépare à entrer complètement en sa manifestation comme Tchenrézi, pleinement éveillé et irradiant l’énergie de la Compassion.

 

C’est maintenant la foi et la dévotion qui nous permettent de nous ouvrir, qui nous rendent accessibles à la bénédiction et lui permet de nous pénétrer. Chacun reçoit l’influence spirituelle, selon son degré de  confiance et de dévotion.

 

              Sa Sainteté prend dans la boîte le rosaire de cristal, qui n’est utilisé que durant la cérémonie de la Couronne, et ensuite la Couronne Vadjra ou Coiffe noire elle-même, place la couronne sur sa tête et répète cent huit fois le mantra de Tchénrézi OM. MANI.PADMÉ.HOUNG.  Cela parachève le lien avec son aspect transcendantal et avec l’assemblée. Ensuite, Sa Sainteté enlève la Couronne et la cérémonie se termine par les chants des moines qui dédient les bénéfices venant de la cérémonie à tous les êtres et demandent une longue vie pour Sa Sainteté.

 

              Après cela, ceux qui dans l’auditoire le souhaitent peuvent passer devant Sa Sainteté pour recevoir une bénédiction individuelle.




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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 15:06

 

 


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-La raison d’être du centre.

-L’esprit qui a prévalu dans le Dharma.

-Comment le Dharma est arrivé en Europe.

-Son établissement et son développement jusqu’à maintenant.

 

 

                  Guendune Rimpotché passa plusieurs années à méditer dans les grottes du Tibet. A cette époque il ne lui était jamais venu à l’idée de quitter sa retraite et de venir en Occident pour s’engager dans une vie d’enseignant, de donner des vœux monastiques et d’accomplir le souhait du 16ème Karmapa.

 

                  Sa manière de vivre était d’œuvrer, heure après heure, jour et nuit, en tous temps pour le bien des autres au service de tous les êtres sans exception. Cette attitude, cette pratique sont considérées comme les plus hautes, les plus nobles qu’il soit parce qu’elles n’excluent aucun être: L’attitude même d’un Bodhisattva.  C’est la raison pour laquelle Rimpotché s’était fait la promesse de passer toute sa vie en retraite jusqu’à son dernier jour.  Lorsqu’il était en retraite, plusieurs signes et indications se manifestèrent à lui, montrant les difficultés et les problèmes qui allaient apparaître au Tibet et qu’il était préférable pour lui, pour l’avenir des Enseignements et pour continuer à œuvrer pour le bien de tous les êtres, de quitter sa retraite et de partir en Inde.

 

      Malgré ces indications, Rimpotché voulu continuer sa méditation et rester en retraite. Mais un jour une divinité protectrice se manifesta. Dans cette vision elle exprimait puissamment et fermement qu’il fallait absolument s’en aller d’ici, sinon il ne pourrait pas développer sa pratique au profit des autres et que cela serait une perte pour le bien de ces êtres. Il résolut à ce moment là de quitter le Tibet et à pied il traversa l’Himalaya pour se rendre en Inde. A ce moment-là Rimpotché avait entendu dire que les chinois étaient entrés à l’intérieur des terres tibétaines en vue d’une invasion armée; aussi des grands Lamas tels que Dalaï-Lama, Karmapa, Kyensté Rimpotché et bien d’autres  s’enfuirent en direction de l’Inde.

 

Après une certaine période en Inde, Rimpotché retrouvait le Karmapa, celui-ci lui donna certaines indications, lui disant ce qu’il devait faire; Il l’établit comme abbé dans un monastère du Bouthan où il resta trois années et ensuite à Kalimpong en Inde durant onze années en semi-retraite chez un bienfaiteur laïc choisit par sa Sainteté Le Karmapa.

Pendant toutes ces années Rimpotché rencontra régulièrement sa Sainteté, tous les ans il alla à Rumtek, siège du 16ème Karmapa où il reçut des enseignements, des conseils, des transmissions et dires sur l'activité qu'il devait entreprendre.

 

      En 1974 sa Sainteté décida d’étendre son activité dans les pays Occidentaux. Pour la première fois, avant son départ, il rencontra Rimpotché en lui disant  « que l’Occident était un pays très développé matériellement et que le niveau de vie était très élevé en comparaison à d’autres pays dans le monde; malgré cela, les gens n’étaient pas très heureux et l’influence négative était extrêmement forte, ils avaient la richesse matérielle, mais n’avaient pas la richesse spirituelle ».

Dans sa compréhension sa Sainteté informa « que le Dharma serait très bénéfique et utile aux Occidentaux » « si les conditions sont réunies et mûres pour le développement du Dharma. A ce moment je créerai des endroits propices à l’écoute et sa transmission pure et authentique ».



Ainsi pendant son voyage il se rendit dans différents pays dans lesquels il eut de nombreuses rencontres en particulier en Europe. Constatant que les temps étaient mûrs et qu’il y avait réellement une inspiration pour la voie spirituelle du Bouddha. Il s’engagea à établir des Centres dont celui de Dhagpo Kagyu Ling.


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       A cette époque, en Dordogne, il s'avérait qu’un propriétaire d’un grand terrain, Bernard Benson fit don de sa terre pour que les écoles religieuses tibétaines puissent s’installer. En conséquence, il donna une moitié de sa propriété à l’école Kagyupa dont le chef spirituel est le Karmapa et l’autre moitié à Dudjom Rimpotché qui était le détenteur de l’école Nyngmapa. Sa Sainteté le Karmapa décida que son Siège Européen serait installé en Dordogne et serait son centre principal.

Un des grands maîtres Kagyupa, Kalou Rimpotché, expliqua très clairement que les deux traditions étaient liées comme le sont les deux ailes d’un oiseau. Il approuvait l’idée de prendre comme symbole du Centre une colombe en vol.

 

Quand le Karmapa est revenu en Inde, à la fin de ses voyages, il a rencontré Guendune Rimpotché en lui disant: « voilà  j’ai visité des pays Occidentaux et j’ai trouvé que les gens étaient intéressés par le Dharma, il y a la possibilité d’établir un Centre; un terrain m’a été offert en France, donc tu vas t’y rendre et enseigner le Dharma ».  A la suite de ces paroles, Rimpotché dit:

 

« je suis un vieil homme et j’ai passé ma vie en retraite, je ne connais pas les Occidentaux, leurs langues, les usages et leurs coutumes, je suis tout à fait ignorant de tout cela ».

Alors Karmapa lui répondit: « tu n’as pas à t’inquiéter, parce que la seule chose que tu as à faire c’est de partir là-bas et d’enseigner un Dharma authentique, parce que moi je sais que tu es  un pratiquant réalisé et que tu as les qualifications requises pour transmettre le Dharma ». « tu ne seras pas seul, mon neveu Lama Jigméla sera à tes côtés et s’occupera des affaires administratives du Centre, ton rôle sera celui d’enseigner. Tu n’as pas non plus à t’inquiéter des Occidentaux, puisque même si le Dharma n’existe pas encore réellement, tous ceux qui viendront à toi seront des gens qui ont le karma et qui naturellement auront une disposition d’esprit confiante envers tes Enseignements et comprendront ce que tu leur expliqueras; d’ailleurs tu es celui qui a le karma pour mener à bien cette activité, donc en fait il n’y a absolument rien à discuter ».

 

      Alors intérieurement, Rimpotché pensa simplement « c’est impossible, je suis complètement incapable de faire cela, pourquoi moi, un simple Lama». Evidemment, il n’osait montrer sa pensée devant le Karmapa; à cet instant celui-ci mit sa main sur sa tête, lui disant: « merci beaucoup de donner ton accord». Depuis ce temps-là, Rinpotché dit toujours: « je n’ai jamais dit que j’étais d’accord car je ne lui ai rien promis!». Pendant cette conversation, Rimpotché lui a dit, pour ne pas venir en Occident, qu’il était trop vieux pour entreprendre cette tâche. Alors sa Sainteté répliqua: « oui! tu es plus âgé que moi, mais néanmoins c’est moi qui partirai et laisserai mon Corps avant toi, bien que tu sois âgé tu vivras encore longtemps. Plus tard quand nous nous retrouverons, tu seras vieux et je serai un enfant et j’irai voir si ce que je t’ai demandé d’entreprendre à été réalisé; pour l’instant je veux que tu enseignes le Dharma à ceux qui le veulent pour approfondir leurs connaissances et pratiquer les transmissions les plus profondes qui sont celles du Mahamoudra des six yogas de Naropa ».


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      « Des Centres de retraites de période de trois ans seront nécessaires pour recevoir l’intégralité de la transmission et par cela même expérimenter le cœur des Enseignements. Ils devront consacrer leur vie au bien des autres, en dehors d’une existence ordinaire et d’un bonheur personnel. Ce lieu sera propice pour ceux qui désirent recevoir les vœux monacaux et être aux services des enseignements et des êtres ». « Un monastère sera établi, ainsi qu’un temple. Le temple ne sera pas seulement une image de la présence d’une tradition Bouddhiste où d’une tradition Kagyupa ce qui déjà représente une chose importante. Un temple est un lieu où se trouvent réunies les manifestations du Corps de la Parole et de l’Esprit du Bouddha, agissant comme support de bénédiction de la transmission de l’Eveil ».

« Les supports du Corps sont représentés par les statues, les peintures iconographiques et autres formes qui ne sont pas des supports ordinaires,toutes sortes de substances précieuses consacrées et bénies deviennent porteuses d’une influence spirituelle». «le second support, celui de la Parole, est constitué de volumes des Enseignements le Kangyour et le Kengyour.» (Sa Sainteté a été à l'origine de l'impression de tous ces volumes de la parole du Bouddha).

« Le dernier support qui est celui de l’Esprit est représenté par le stûpa (chörten) symbolisant l’Esprit éveillé. Ces édifices ne sont pas des monuments ordinaires; remplis de choses précieuses, bénies et consacrées, ils deviennent le support de bénédiction, de purification et d’accumulation d’énergie positive pour ceux qui s’en approchent et tournent autour d’eux. Cela est l’une des raisons essentielles pour qu’il y ait un temple, il faudra aussi une université pour toutes catégories de personnes qui souhaitent étudier le Dharma dans une approche intellectuelle. Une bibliothèque sera indispensable pour préserver et garder les textes en Occident ».

     

      Le monastère, le centre de retraite, le temple, la bibliothèque et l’université c’est ce qu’on appelle les cinq vœux du Karmapa, est l’origine même de tout ce qui a été entrepris ici depuis l’arrivée de Rimpotché en France.

 

      Une fois les souhaits de sa Sainteté exprimés, Rimpotché est venu directement et immédiatement en Dordogne en 1975. A cette époque, à part le terrain, il y avait peu de chose. Seules une vieille fermette délabrée et une grange étaient à notre disposition.

      Quelques cabanes en bois furent construites pour les personnes désireuses de rencontrer le Dharma dans ce lieu très précaire et sauvage; un petit groupe de disciple s’est rassemblé autour de Rimpotché et petit à petit s’est mis à la tâche.  La ferme fut remise en état, l’ancienne grange transformée en temple pour recevoir les personnes qui souhaitaient écouter, réfléchir et méditer les enseignements. Avant même que ce temple soit réalisé, Rimpotché donnait ses enseignements dans la maison des Lamas et les pudjas quotidiennes dans une minuscule chambre que seuls dix personnes suffisaient à la remplir.

                  A cette époque l’hiver était rude, parce que les sources de chaleur étaient inexistantes, le thé tibétain qui coulait à flot était le bienvenu et nous réchauffait de l’intérieur; la nourriture n’était pas en abondance, l’eau chaude et les sanitaires étaient très insuffisants.

 

      Lamas Jigméla nous a dit qu’il fallait bien profiter de ce temps car nous ne retrouverions plus les mêmes conditions dans le futur. Malgré les rudes conditions de vie, le petit groupe de résidents que nous étions était soutenu par un noyau essentiel de foi, de dévotion, ce qui nous faisait vivre à peu près normalement, grâce à la patience et à la grande compassion de Rimpotché qui nous a rendu la vie plus aisée, surtout dans l’esprit. (Chant à Dhagpo Kagyu Ling).

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      Tout au début il n’y avait rien et comme des pionniers il fallait tout commencer… Quelque chose, une histoire.

La tâche fut difficile, malgré de nombreux obstacles, d’année en année l’équipe a remarquablement bien embelli ce lieu qui est devenu l’actuel Dhagpo Kagyu Ling, le lieu de la Lignée, d'ailleurs Shamar Rimpotché avait l'habitude de dire que c'était l'époque de la Préhistoire; quand les tibétains sont arrivés ici, ils ont vécu comme les hommes préhistoriques, installant trois pierres et des brindilles pour cuire leur nourriture. Ce n'était pas seulement la Préhistoire au sens matériel mais l'esprit des gens était également plus ou moins "à une année lumière" de l'esprit de Karmapa et de la Connaissance du Dharma de Rimpotché. Graduellement par l'exemple de Rimpotché ses disciples se sont transformés en réceptacles prêts à recevoir l'élixir de ses Enseignements, et ensuite à travers leurs pratiques quotidiennes, l'ouverture au Dharma s'est ainsi développée.

 

                 En 1978 sa Sainteté est revenue en Europe, puis en Dordogne où il a célébré la cérémonie de la coiffe noire; ce qui était exceptionnel pour les Occidentaux.

 

Karmapa a rassemblé beaucoup de monde autour de lui; Il a donné les instructions à suivre pour le futur du Centre, de grandes cérémonies ont été menées en grande pompe, la signature de la donation des terres et le nom de Dhagpo-Kagyu-Ling furent officialisés. La consécration du lieu et du terrain de l’emplacement du futur temple sur la côte de Jord fut accomplie.

A partir de cette période, les choses ont commencé à se développer avec grande force.

 

Quelques années plus tard, certains disciples du Karmapa et de Rimpotché furent préparés à la retraite de trois ans, trois mois et trois jours.

 

     En 1981, il était prévu de faire les premières retraites et donc de mettre en œuvre la construction d’un monastère sur le terrain, malheureusement beaucoup d’obstacles s’accumulèrent: blocages administratifs, refus du permis de construire etc. empêchèrent la réalisation du projet. Une autre solution était de trouver une grande maison à louer ou à acheter pour enfin réaliser ce Centre de retraite. Alors, avec Lama Jigméla, nous avons visité plusieurs endroits, mais en vain; la retraite fut remise à plus tard.

      En 1983, nous avons su que Arnaud Desjardins qui avait déjà rencontré sa Sainteté Karmapa en 1985 lors d’un voyage en Inde était propriétaire d’une belle maison et d’un grand terrain en Auvergne et voulait partir de ce lieu où il avait vécu neuf années, pour s’installer dans le Sud de la France.

Un moine tibétain qui était habitué à venir ici régulièrement fit part de cette nouvelle auprès des Nyngmapas et ensuite au Centre de Guendune  Rimpotché; intéressé par cette offre, Lama Jigméla et moi-même, Yéshé, partîmes en Auvergne le 14 Juillet 1983 rencontrer Arnaud Desjardins. Il fut évident que ce lieu convenait à notre demande; aussitôt nous faisions part de notre décision à Rimpotché et sommes revenus le 15 Août en vue d’un éventuel accord du contrat de vente pour la fin de l’année. En Septembre, Guendune Rimpotché est venu donner un Enseignement à Clermont-Ferrand; puis Rinpotché, Lama Anila Rinchen et moi-même partîmes voir la maison et la propriété tant attendues.

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En voyant le lieu, Rimpotché décida d’en faire un centre de retraite; financièrement nous n’étions pas aisés pour acquérir cette propriété, bien heureusement il s’est trouvé qu’une personne, Gérard Godet en retraite chez les Nyngmapas, avait déjà bien aidé les Lamas tibétains comme Dudjom Rimpotché, Pawo Rimpotché (à s’installer en Dordogne) et le Centre de Dhagpo-Kagyu-Ling.

 

D’une manière “anodine”, il nous a fait un don qui nous a permis d’acheter une partie de la propriété. Quand les finances furent suffisantes nous sommes devenus propriétaires de toute la maison le 1er Janvier 1984.

 

     Plus tard les personnes qui avaient préparé la rentrée de retraite de trois ans sont venues au Bost, nom de la ferme. Il fallait transformer la maison rapidement car la retraite était prévue pour le 17 Mars 1984, sans relâche pendant deux mois et demi, nous avons rénové la maison, installé les chambres, fabriqué les “caisses” de méditation, clôturé le terrain etc.  Cette courte période fut intensive, si encore il n’y avait que cela, mais en plus, Rimpotché nous transmit ses Enseignements, ses instructions, les initiations, les “loungs” et les bases nécessaires pour la retraite.

Nos journées étaient sans fin du matin au soir, mais chacun avait une grande inspiration et des souhaits dans le cœur. Ces moments se sont passés comme dans un rêve; malgré encore quelques finitions les endroits de retraite furent prêts à la date prévue, c’est ainsi que la première retraite a commencé.

A ce moment-là un second puis un troisième groupe de novices se préparèrent pour d’autres retraites, les gens de plus en plus nombreux, s’investissaient sur ce chemin, ce qui a favorisé la construction de lieux propices à l’approfondissement du Dharma; ainsi ces énergies de groupe ont permis l’élargissement de plusieurs centres de retraites.

Malgré cela, Rimpotché, ravi de ses Centres, voulait qu’il y ait des monastères pour recevoir les futurs Lamas, moines et nonnes à leur sortie de retraite; ainsi que se construise un Temple; de cette manière, les choses se sont mises en place et Rimpotché a montré et expliqué les souhaits de sa Sainteté le Karmapa: il fallait les réaliser; ainsi depuis ces dix dernières années, Kundreul-ling lieu où tout se libère, s'est développé majestueusement.

      Toutes ces grandes constructions n’ont pas été poussées par un but mondain. Le but n’était pas d’avoir un Centre des plus importants, de devenir riche ou d’avoir un record du monde quelconque; mais tout ceci a éclos par la force des souhaits et l’expression de l’activité du Karmapa, qui est très spéciale et très particulière. Les plus grands Maîtres réalisés parmi les Bodhisattvas qui normalement se développent à travers les différentes terres d’éveil pendant des éons, jusqu’à l’obtention de l’Eveil ultime des Bouddhas, n’a pas d’égal dans l’activité du Karmapa qui a d’abord fait le chemin inverse des Boddhisattvas; Il est devenu un Bouddha parfaitement accompli comme le Bouddha Sakyamuni, ensuite il s’est engagé dans l’activité des Bodhisattvas qui avaient la puissance de celle de l’activité des Bouddhas. Cet accomplissement est tellement exceptionnel.

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Pour que cela nous soit compréhensible nous disons que la différence d’un être ordinaire et d’un Bodhisattva est comme une goutte d’eau comparée à un océan, ceci nous montre le degré de Compassion, d’activité et de capacité à œuvrer pour les autres dans l’ordre de grandeur de chacun. Ainsi il en est de même entre l’activité d’un Bodhisattva et celle d’un Bouddha, qui est l’ampleur particulière de l’activité du Karmapa, semblable à un océan.

 

                  C’est la raison pour laquelle, quand nous sommes “connectés” à cette activité, à ce Mandala, le bénéfice, le mérite est incommensurable, sans pareil dans le monde tellement est puissante la manifestation de l’Activité du Karmapa.  Exceptionnelle est aussi l’origine du nom de sa Sainteté, les dieux témoins de son éveil, comme Indra et Brama pour l’Eveil du Bouddha  Sakyamuni, virent que cet être incomparable dans son accomplissement de l’activité éveillée de tous les Bouddhas des trois temps, passé, présent et futur, était un être vraiment exceptionnel; ainsi les dieux donnèrent dans leur langue, le sanscrit, le nom de Karmapa “celui qui accomplit parfaitement l’Activité”, c’est pour cela même  que son activité, la dimension de sa Compassion et de son œuvre sont sans limite, grandioses, incommensurables.

 

Pour nous-mêmes qui travaillons ici, quelle que soit l’activité, (poser des parpaings, faire des tranchées ou n’importe quels autres travaux très ordinaires soient-ils), nos pensées, nos dires peuvent nous paraître bien simplistes, communs; en réalité ils dépassent notre entendement, parce que tout ce que l’on fait dans ce lieu, fait partit intégrante du Mandala de Karmapa, par cela même nous sommes au service de l’Enseignement du Bouddha, du Dharma et des êtres. Le fait même de vivre ici en travaillant, en pratiquant, en respirant l’air d’ici, en buvant l’eau comme dit souvent Rinpotché; on ne fait que purifier notre karma intérieur, chaque action devient une pratique et l’on crée les conditions nécessaires pour l’obtention de l’Eveil.

 

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      Les enseignements du Dharma ont été amenés ici, pas seulement pour un groupe de personnes ou quelques élus que ce soient mais au contraire pour un grand nombre d’êtres désireux d’écouter et de suivre le Dharma, de donner des moyens à chacun de pouvoir se développer, comprendre le sens de la vie et leur enseigner comment mettre fin à la souffrance et réaliser un état de bonheur permanent, réel.

      Le but est de transmettre ces enseignements, de les garder comme au temps du Bouddha Sakyamuni, sa valeur, sa vivacité de continuer sa transmission à travers Maîtres et disciples, sa pureté et son authenticité. C’est pour cela que Rimpotché veut qu’il y ait des centres de retraites, des monastères, un temple…

 

Son but n’est pas d’ériger un monument pour sa gloire personnelle ni de devenir le Lama le plus important avec le plus de disciples possible en Europe; Rimpotché n’est animé d’aucun intérêt personnel. Il n’a pas besoin de reconnaissance mondaine, sa seule préoccupation est d’implanter le Dharma en Occident pour que pendant des milliers d’années à venir, l’Enseignement du Bouddha puisse se transmettre de façon juste et parfaitement.

 

      Pour que cela puisse se faire, il est nécessaire de trouver des personnes engagées sur le chemin qui auront reçu une formation suffisante et compris le sens profond des enseignements, les pratiquer et en avoir une expérience sans que leur authenticité et leur pureté ne soient altérées. Ensuite pouvoir enseigner à une ou plusieurs personnes qui souhaitent suivre et pratiquer les enseignements, que cela leur soit profitable et aider chacun là ou il est, sans exception.

Ceux qui sont comme nous ici, “connectés” à cette activité de diffusion, devraient avoir présent à l’esprit que cette perspective est une chose vraiment grandiose; elle n’est pas limitée à cette vie, à ce corps, à ce que nous faisons maintenant. Elle doit être motivée par le désir d’aider autrui, dirigée par une grande compassion, durable et une activité sans mesure, infinie.  Si cette motivation est partagée et ne devient pas un intérêt personnel, si l’esprit et notre vision vont dans le même sens, une harmonie s’installera naturellement parce que l’on va tous dans la même direction, le même but. La raison d’être de tout ce que l’on fait ici, c’est le souhait de sa Sainteté Le Karmapa et de Rimpotché.

 

      En Dordogne, depuis plusieurs années, Rimpotché a préparé des disciples à travers des retraites afin que sa vision et celle de sa Sainteté se reflètent dans l’esprit de chacun et puissent être le crochet d’inspiration de l’envol de l’activité des Bouddhas.

Même un Lama réalisé, pleinement éveillé, ne peut rien faire tout seul. Le Lama ou le Bouddha naît avec son Mandala, son environnement, avec ses disciples qui ouvrent le chemin pour que l’activité souhaitée se manifeste spontanément. Ainsi chacun de nous, qui sommes en relation de près ou de loin avec ce Mandala, fait partie intégrante du Mandala de Karmapa.

 

Personne n’est plus important que l’autre, tous ont une place respective et s'il en manque une, la conception du Mandala et son activité en serait endommagée comme un maillon manquant d’une chaîne qui amputerait le mouvement d’une roue.

 

C’est l’esprit de l’ensemble qui est l’idée directrice du mouvement, du fonctionnement de la communauté, à la fusion créatrice de l’activité; ainsi les choses peuvent se faire; sinon, étant donné qu’il y a autant d’opinions, d’idées… que d’individus, chacun voulant imposer les siennes toujours au détriment des autres, le résultat de ces actions ne ferait que des combats de force, il n’y aurait rien de concret et de constructif.

                  C’est grâce à une vision saine, triomphante de l’emprise des émotions perturbatrices que nous pouvons, suivant nos propres capacités, créer un lieu, un environnement propice à l’éclosion et à l’établissement du Dharma: c’est l’essence de la Bodhicitta, qui donne le corps, la parole et l’esprit pour le bien de tous les êtres sans exception même au péril de sa vie; c’est la première Paramîttha, celle de la générosité.

 

                  Il faudrait toujours l’avoir à l’esprit; même si des erreurs s’installent à notre insu nous resterons néanmoins dans la direction juste, l’idée de générosité est très simple, l’idée profonde du début, l’embryon d’un société éveillée, c’est ce que nous sommes en train de construire ici. Par rapport au monde mondain, au Samsara, c’est complètement à contre sens, car chacun cherche son avantage sans partage, qu’importe si nous détruisons autrui, le plus important pour un être ordinaire c’est avoir et garder un bonheur pour soi-même, l’attitude est que l’on a toujours raison, « je connais les bonnes choses et les autres ne savent rien» «j’attire tout ce qui est agréable vers moi, tout ce qui est désagréable je le donne volontiers aux autres» «je recherche  gloire et beauté au détriment de mon entourage ».

                  L’attitude du Dharma; est tout à fait le contraire «les autres sont plus importants que soi-même» «je fais tout mon possible pour prendre sur moi les souffrances des êtres et donner du bonheur», créer sans découragement les conditions à leur épanouissement, considérer même une fourmi plus importante que soi-même et faire en sorte que je sois comme le serviteur pour chaque être, quel qu’il soit, dans les dix directions. Après un certain entraînement de l’esprit, cela devient évident, naturel et spontané; accepter cet apprentissage que l’on soit un tel, vivant ici ou ailleurs, quoi que l’on fasse d’une manière ou d’une autre nous serons soumis à cet entraînement qui, par une sorte d’alchimie de la conscience, nous apportera une vision sans effort du monde et des êtres différents, avec un regard altruiste et un dévouement sans limites.

 

      Pour que la transmission se perpétue sans défaillance, un Lama excellent et un disciple aux conditions requises devront avoir une relation juste et équanimité, le disciple se doit d’accepter la parole du Maître sans méfiance, le Dharma pourra se transmettre sans faille.

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Sans orgueil, soumettre corps, parole et esprit à la disposition du Lama, sans aucun doute ou autre idée fausse à son égard. Seule une dévotion une foi le portera, non seulement à la “porte” du Lama, mais à l’intérieur de sa “maison”, ainsi la Transmission du Dharma pourra se transmettre sans faille.

Le rôle et la raison d’être du Lama c’est sa Compassion, une volonté d’aider autrui; son ouverture d’esprit permet aux disciples de le rencontrer, de comprendre ses paroles, ses conseils et de progresser spirituellement dans la vision du Lama.

 

Ultimement le Lama n’a pas besoin d’enseigner ou d'avoir un disciple pour lui-même; il est là, dans son activité seulement pour les êtres qui l’entourent et qui désirent recevoir sa Connaissance. Bien entendu le Lama, comme le disciple doivent recevoir des “ordres” d’un être, d’un degré plus profond, plus éveillé que lui, comme le Karmapa qui a donné, si on peut ainsi dire “l’ordre” à Rimpotché de venir en Occident apporter le Saint Dharma. Cela peut paraître être une situation hiérarchique; en fait, plus on s’engage spirituellement, plus on comprend la nature des choses, plus l’accroissement de notre connaissance s’éveille et notre engagement devient de plus en plus fort.

Cette situation pourrait nous paraître prisonnière, de l’éveil au lieu d’être du Samsara; mais c’est être “prisonnier” de l’obligation d’aider tous les êtres.

Le Lama choisit, nous dicte,«va faire ainsi» ou «fais telle chose» pour être bénéfique aux autres; cela est ainsi, dans l’ordre des choses et plus nous sommes ouverts aux conseils du Lama plus nous devenons libre, libérés de l’ego, sinon notre emprise à un soi est ensevelie dans des émotions perturbatrices. En s’engageant de cette façon, l’ego glorifié au départ a moins d’emprise sur notre dite personne et ensuite, par palier, la conscience se libère de la saisie à un «Je» qui apparaissait si important.

 

      Par contre moins on s’engage sous la tutelle du Lama, plus on laisse notre soi “important” prendre du terrain. On a l’impression d’avoir plus de liberté, mais en fait nous devenons esclaves de l’intention de l’ego, de son “territoire” de son égoïsme et de son intérêt personnel, ne recevoir d’ordre de personne, ainsi nous pensons être normal et nous nous comparons à l’image d’une société, avec tout ce qu’elle a de bonne et sécurisante, activée par une certaine ignorance et qui donne souvent des situations chaotiques et des souffrances dans lesquelles le bonheur n’est que de courte durée. Plus nous pensons à nous-même et moins il y aura de bonheur réel.      

 

 

Si nous nous engageons pour les autres le bonheur sera inestimable, par ce chemin on obtient une liberté absolue sur tout, sur soi-même, sur les êtres, sur les phénomènes et sur la mort, l’au delà de toute chose; cet approfondissement cette conscience paraît de plus en plus évidente et naturelle. En même temps nous sommes plus responsables des autres, de leur comportement. Nous devenons dépendant des autres comme une mère qui veille sur ses enfants avec compassion quels que soient leurs caractères et dépendant des trois Joyaux qui nous permettent d’agir convenablement pour le bien d’autrui.

Cette responsabilité vis-à-vis des êtres, se manifeste par l’Amour et la Compassion; cette “dépendance”, c’est la compréhension de l’interdépendance qui est le point de départ de la liberté.  Si nous sommes ici sans développer cette compréhension, cette volonté de donner, on risque d’en souffrir. La seule et unique motivation que l’on pourrait avoir à Kundreul-Ling c’est de consacrer notre vie, nos activités notre savoir-faire uniquement au bénéfice des autres et non pour nourrir nos intérêts personnels. En un mot «pour le bénéfice de tous les êtres».

 

      Dans la communauté, certains doivent décider parce qu’ils ont la compétence et l’expérience et d’autres, accomplir en acceptant et en obéissant à ces conseils qu’ils développeront à leur tour, cela est nécessaire au bon fonctionnement du Centre afin de pouvoir réaliser l’œuvre grandiose de sa Sainteté le Karmapa et de Rimpotché.

La Sangha monastique représentée par les moines et les nonnes n'est pas là pour faire joli dans le paysage; la raison est plus profonde : Depuis l’origine, au, temps du Bouddha Sakyamuni, deux choses ont été dites : « Quand je serai passé au Paranirvana, après ma disparition physique dans ce monde, seul le Lama spirituel représentera le Bouddha, il portera en son sein ses qualités éveillées et sera la continuité de la transmission du Bouddha »  «Là ou il y aura la réunion d'une communauté seulement avec quatre disciples ayant les vœux monacaux l'Esprit du Bouddha sera présent c'est-à-dire que le pouvoir du Refuge qui est l'essentiel des trois Joyaux, le pouvoir de bénédiction qui naît de la communauté monastique si petite soit-elle seront la source qui permettra aux Enseignements et aux Transmissions d'en jaillir ».

 

 

      C’est ainsi que le Karmapa et Rimpotché ont voulu qu’il y ait une Sangha et des monastères afin que le Dharma puisse s’établir et être expérimenté par tous.  …Rimpotché aurait préféré vivre en retraite dans sa grotte et y mourir, comme tous ceux qui ont pratiqué et souhaité  vivre en retraite jusqu’à la fin de leurs jours. Mais personne à l’époque n’avait idée de l’ampleur de cette fondation religieuse et grâce au dévouement de Rimpotché et de ses disciples, ce lieu deviendra une source de bonheur pour les êtres passés, présents et futurs.

 

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                  Rimpotché nous a répété pendant très longtemps que l’avenir du Centre était lié à deux choses essentielles. D’une part, le fait qu’il y ait entre nous une unité, que l’on partage le même esprit, l’intention et la vision de Rimpotché et de l’autre l’importance de continuer quotidiennement la pratique après le retraite pour garder le bienfait et ne pas en perdre le sens; de temps à autre il est souhaitable de faire des petites retraites, sinon nous risquons d’avoir l’esprit étroit et sec et nous n’aurions plus rien à donner; c’est pour cela que les Lamas doivent toujours continuer leurs méditations afin que la fusion de la bénédiction soit toujours aussi vivace et garde toute sa fraîcheur et sa pureté, en effet tout risque de s’arrêter si l’abandon s’installe.

                  Rimpotché nous a transmis également le fait que, si la pratique continue, si nous gardons le lien, ensemble, les aspects matériels, l’argent, l’avenir de ceci où de cela, tout se développera  et viendra de lui-même, spontanément sans effort. L’on voit bien par exemple depuis déjà de nombreuses années qu'un donateur allemand Mr Dornier, aide beaucoup le Centre; celui-ci a une relation particulière avec Rimpotché et d’autres donateurs se proposent aussi pour aider, ainsi les souhaits de Rimpotché se concrétisent sans obstacle.

C’est donc de la responsabilité des Lamas de continuer et d’entretenir leurs pratiques. Cela doit être compris par les laïcs qui vivent ici, car ils auraient l’impression que les Lamas que l’on voit très peu à l’extérieur des monastères passent leur temps à dormir, qu’ils ne font rien de la journée, il faut savoir que même dans leur sommeil, les Lamas sont en activité spirituelle constante ; ils ont de grandes responsabilités.  Pour nous, laïcs, on a tendance à ne voir que soi-même, à croire qu'il n’y a que nous qui fassions des choses; la tendance d’esprit que les autres en font moins ou qu’ils passent leurs temps à rien faire.

 

      L'objet du Dharma est justement  de regarder notre motivation, faire face à nos émotions, à la colère à la jalousie, à l’ignorance. Souvent nous n’avons pas conscience qu’elles sont présentes et pourtant elles sont là; la difficulté du Dharma consiste à apprendre à se regarder soi-même et éviter de voir les défauts seulement chez les autres. L’attitude juste est d’apprendre à voir que les êtres qui nous entourent ont des qualités et que nous-mêmes sommes pleins de défauts. Si l’on arrive à faire cette alchimie de la conscience, les qualités d’autrui seront évidentes et se manifesteront quelles que soient leurs attitudes envers nous.

Ainsi nous aurons beaucoup plus confiance, nous serons plus ouverts vers les autres. Nous donnerons la possibilité à chacun de s’exprimer.

 

Dans cette ouverture d’esprit les relations deviennent plus bénéfiques plus positives,  harmonieuse et spontanés. C’est une forme de pratique que l’on doit développer et entretenir suivant le rythme et les capacités de chaque être.

 

         

 

Ici s’achève l’histoire de la naissance de Dhagpo Kagyu Ling, au développement
de Kundreul-Ling en concordance avec les souhaits de sa Sainteté le 16ème Karmapa

et  de Guendune Rimpotché.  


~ Historique  donné par Yéshé, dans le petit temple de Rimpotché, en Février 1995.

~ Retranscrit d'après l'enregistrement de l'auteur de ce  présent ouvrage.

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 11:09
     

 

 

  

La vie de Guendune Rinpotché


Deux écrits sur sa vie 



“ Lama Guendune est comme Milarepa, de son vivant il a

atteint l’état de Dordjé Tchang ”

 Sa Sainteté, Le XVI ème Karmapa .

 

 

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1er récit :

         Rinpotché est né en 1917 à Nang-Shin dans la province de Kham, à l’est du Tibet.

Cette province a la dimension de la France. C’est une région montagneuse, peu peuplée, où les distances à franchir entre les lieux habités sont importantes.
Dans le Kham on trouvait beaucoup de monastères et c’est aussi le lieu d’origine de nombreux Lamas réalisés. C’est le lieu de naissance de sa sainteté le XVIème Karmapa et de Jigméla, (son neveu) administrateur de Dhagpo.
Les habitants du Kham ont toujours été réputés à la fois pour leurs accomplissements spirituels, leur courage, leur audace et leur force physique. C’est là que la résistance à l’invasion chinoise fût la plus dure.

 

 Se souvenant de ses jeunes années dans le Kham, Rinpotché dit :

« Mon père n’était pas pauvre mais n’était pas riche, il était sculpteur ; 
il incisait des mantras sur le bois et sur la pierre. Il sculptait aussi des mantras sur les faces des grands rochers.
 Je désirais depuis le tout début trouver un Lama et pratiquer le Dharma ;
je me souviens avoir pleuré des nuits entières à cause des souffrances des êtres en enfer et de mon incapacité à les aider. Dès l’âge de quatre ans je priais donc très fort pour rencontrer un maître spirituel  ».

 

« A l’âge de sept ans, Rinpotché est entré dans le monastère qui s’appelle Tchöb-Drak (littéralement, protection forte) le mot “fort”, explique Rinpotché fait référence à la grande joie qui vient d’une intense confiance en ces enseignements. “De sept à treize ans, je me suis consacré à l’étude des textes
du Dharma. J’ai ensuite commencé à les mettre en pratique par des méditations; ma première retraite, à l’âge de treize ans, n’a duré qu’un mois, c’était dans une maison; la seconde se déroula dans une grotte
à flanc de colline,  la troisième dans une grotte souterraine et la quatrième dans
une hutte de bois conique; ces retraites avaient quelques mois de durée.


A l’âge de dix sept ans, j’ai pris les vœux de Gényèn, Gétsun et Gélung.

 (Les trois niveaux de vœux de moine), normalement, pour prendre les vœux 
de moine pleinement ordonné, il est nécessaire d’avoir vingt et un ans. Chacun de mes parents m’a donc prêté deux années, ainsi j’ai pu recevoir les vœux.

Quand j’ai eu vingt et un ans, j’ai fait la retraite de trois ans, trois mois et trois jours dans le centre de retraite qui se trouvait à proximité de mon monastère. Dans la tradition Kagyu cette retraite est spécialement consacrée à la pratique des six yogas de Naropa».

 

Rinpotché continue:

                            «A la fin de cette retraite de trois ans, j’ai passé une autre année à pratiquer dans le centre de retraite. J’ai fait ensuite des pèlerinages pendant une année et j’ai visité tous les lieux sacrés du Tibet, de retour
au monastère, je me suis enfermé à clé dans une chambre où j’ai passé sept ans
et demi en retraite ».

« A la fin de la retraite de sept ans et demi, mon Lama racine, Lama Kempo-Migyur m’a dit que je pouvais ouvrir la porte, sortir et faire ce que je voulais, étant arrivé à un point où je n’avais plus besoin de faire des retraites».

« Ensuite, beaucoup de monde est venu me voir en me posant des questions
au sujet du Dharma, ceci m’a créé des difficultés car, n’ayant vu personne pendant longtemps, je supportais difficilement autant de monde qui me posait des questions.
Je me suis alors enfermé pour faire à nouveau trois ans de retraite; à la fin
de cette période, mon Lama m’a dit : «tu peux ouvrir la porte et sortir; ton attachement à la pensée s’est libéré spontanément ». Après ma sortie,
j’ai eu beaucoup de rêves et de signes qui me disaient que le moment était venu
de partir. Je suis parti au Tibet central avec un autre Guélong de mon monastère qui avait aussi fait beaucoup de retraites; nous sommes partis ensemble sans avoir la moindre idée de là où nous irions ».


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« Arrivés au Tibet central, nous sommes restés une année en retraite dans
une grotte précédemment habitée par Guru Rinpotché; une fois sortis, nous avons fait une année de pèlerinage à visiter beaucoup de lieus sacrés, tous ceux du Népal compris».

« Au moment où les chinois ont envahi le Tibet en 1959, nous étions dans
une grotte de Réchungpa, (l’un des deux principaux disciples de Milarepa, l’autre étant Gampopa), les chinois nous cherchant, nous sommes descendus dans un bois, au fin fond de la vallée pour nous cacher.  Nous avons appris que le Dalaï-Lama et Karmapa étaient déjà partis en Inde et que les chinois gardaient le pont qui nous aurait permis de les suivre. Après trois jours,
les soldats chinois apprirent notre présence dans les bois, nous avons cherché partout une issu dans la vallée; il y avait un endroit où serpentait un petit sentier près d’une cascade, mais même ce lieu était gardé jour et nuit par des chinois armés et prêts à tirer.  Poursuivis, nous nous sommes trouvés très proches de leur camp; nous pouvions les voir manger, parler, boire du thé
et garder la route. Ensuite nous avons prié les trois Joyaux avec une forte concentration et nous avons médité sur la vacuité pour rendre ainsi nos corps invisibles; ainsi, nous avons pu nous échapper en passant à travers les sentinelles, ils ne virent rien.

Quand on demeure dans la vacuité du Mahamoudra, l’invisibilité est immédiate, il ne faut pas de temps pour entrer dans cet état ».

 

Question:

Qu’avez-vous amené avec vous lors de votre voyage en Inde?

Guendune Rinpotché:

Rien que mon corps.

 

       « Après un mois de voyage, nous sommes arrivés en Inde et je suis allé voir le Joyau qui comble tous les souhaits, le Karmapa. Il m’a trouvé quelqu’un pour m’appuyer financièrement et me prêter une maison à Kalimpong. Pendant onze ans, j’ai vécu là, avec trois autres personnes, y faisant des pudjas et de la méditation continuellement, cela ressemblait beaucoup à une retraite;
nous restions toujours dans le maison, parmi ces trois il y avait Pountsé-la». 
« Après cela, sa sainteté le Karmapa m’a demandé de partir au Bhoutan pour être le dirigeant d’un nouveau monastère, j’y suis resté trois ans, avec Pountsé-la».

 

Puis le Karmapa m’a dit:

        « Maintenant, les Occidentaux sont sous l’emprise des émotions
perturbatrices, orgueil, jalousie, etc. Ils souffrent beaucoup; il faut aller en occident et utiliser le Dharma pour purifier leurs souffrances et les libérer
de leur misère ».

En revenant des états unis et d’Europe le Karmapa dit:

         « Mr Benson m’a offert beaucoup de terres; si on pouvait établir un grand centre du Dharma, cela serait très bénéfique pour les êtres des pays occidentaux ». Je répondis:
« je ne sais pas enseigner le Dharma, j’ai toujours vécu seul, en méditation ».
Le Karmapa insista: « Le temps est venu pour que tu agisses pour le bien d’autrui », « tu t’es accompli pour ton bénéfice personnel ne parle pas de ton incapacité, mais vas calmer les esprits des autres »,
« ne t’inquiètes pas des difficultés, Jigméla sera là pour t’aider…».

 

« A court terme les troubles du monde occidental seront pacifiés, à long terme, l’effet en sera que les êtres pratiquant le Dharma pourront éviter les souffrances des trois mondes inférieurs. Aussi, maintenant, je m’emploie à développer
ce centre, ceci est ma tâche ».(rires)

… « D’abord, on est conçu dans le ventre de sa mère; on est presque invisible, ensuite, on nait; devenant un petit enfant, on est beaucoup aimé par tous,
on devient un adulte et ensuite on vieillit, comme moi actuellement, le corps s’affaiblit, les dents et les cheveux tombent. Ensuite on meurt, le corps pourrit
et disparaît, après quoi, il n’y a rien du tout ».

 

                    « Je n’ai pas d’histoire de vie, j’ai bu du thé et mangé de la stampa, et c’est tout; mes cheveux gris sont mon Mûdra d’impermanence; aujourd’hui, nous devons arroser les fleurs, elles sont entrain de sécher et de mourir comme moi, un vieil homme ».

 

 

 

 

«Je n’ai pas d’histoire de vie, j’ai bu du thé et mangé de la stampa.»

«Je suis né de ma mère, puis je suis devenu enfant, ensuite homme

et après vieux, et, maintenant me voici. (rires)»

Guendune Rinpotché

 

 




 

2ème récit:

                       Lama Guendune Rinpotché est né, l’année Terre-cheval (1918) au Tibet oriental dans la région du Kham au pays de Nangtchen tout près
de Singkha Dzong (forteresse de Clarté). C’est un lieu sacré où se dresse
un piton de roc blanc, vénéré pour être l’endroit où naquit dans des conditions légendaires l’ascète Sangyé Yerpa qui fut nourri du lait d’une Dzo (femelle du yak), puis médita dans une grotte de la montagne et obtint la complète
réalisation. Sur le flanc de ce rocher on peut voir une    “une roue du Dharma” apparue spontanément dans la pierre.

Le père de Rinpotché, Mongdjé Dargyé, était sculpteur de mantras sur bois et sur pierre. Sa mère s’appelait Gadoma et était fille de Tcahpti Lhazo.  Dès son plus jeune âge, l’enfant était éveillé à la religion. A la belle saison ses parents menaient les troupeaux aux pâturages et toute la famille vivait sous une grande tente. Le jeu favori de Rinpotché consistait à construire une hutte de branchage
et de feuilles un peu à l’écart et s’y installer en posture de méditation, déclarant:

 « Je suis un ermite». Puis le jeune garçon confectionnait un siège avec de la
terre, remplissait d’eau un vase, y ajoutait différentes substances, et prenant place sur ce trône improvisé, conférait des initiations tout en récitant des prières.

 

Rinpotché dit de cette période:

         « Bien que je n’eusse reçu alors aucune éducation religieuse, tout mon esprit aspirait au Saint Dharma. J’observais la vie que menaient mes parents, des gens simples et droits, mais les voyant seulement soucieux de cette existence, je me disais : toutes les préoccupations liées au monde sont inutiles
 et sans lendemain. Que se passera-t-il à la mort? Une vie ordinaire ne crée rien de bon, elle ne peut conduire qu’à la souffrance.  Je réfléchissais profondément sur les tourments éprouvés par les êtres dans les enfers ou les esprits avides.
 Je compris que leur condition était le résultat de leurs existences antérieures consacrées aux seules activités du monde. J’éprouvai une grande pitié pour leur détresse et je redoutai que mes parents ne connussent un tel sort à leur mort. Cette réflexion intense détourna pour toujours mon esprit des affaires du monde ».

 

« Mon père tentait bien de m’apprendre son métier, mais ses efforts furent infructueux. Je restai incapable de manier correctement les outils. Mes parents inquiets de mon avenir finirent par céder à mes requêtes répétées de trouver un maître pour apprendre le Saint Dharma et résolurent de me conduire au monastère de Tchödrak où je pourrais à la fois recevoir une éducation religieuse et être assuré du nécessaire ».     

         Vers l’âge de sept ans, Rinpotché commença donc son apprentissage
de la vie monastique. Bien qu’il se conformait aux règles de la communauté,
 il n’éprouvait que peu d’attrait pour les activités traditionnelles des moines: lecture et récitation de texte, confection de törmas, danses sacrées et autres études formelles. A la différence des autres moines, il ne se plaisait qu'à rester en méditation et il passa ces années à apprendre à méditer aux pieds
 des grands maîtres qui demeuraient au monastère. Tout son être n'aspirait qu'aux pratiques du mantra secret, le Vadjrayana, la voie rapide de réalisation spirituelle.

Pendant cette période de formation, Rinpotché effectua quelques retraites solitaires. A dix sept ans, il reçut l’ordination monastique majeure de Guélong, et c’est dans sa vingt et unième année qu’il entra au centre de retraite Karma Kamtsang de son monastère pour y accomplir la traditionnelle retraite de trois ans et trois mois.

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    Animé d’une fois et d’une dévotion sans faille, il fut un réceptacle parfait
de l’enseignement et il s’imprégna totalement de l’esprit de ses Lamas racine. Appliquant les instructions de pratique relatives aux Tsas et Loungs (Six yogas de Naropa), il ne porta plus qu’un simple drap de coton blanc et, par sa réalisation du yoga de la chaleur psychique, acquit la capacité de faire fondre
 la glace. Même au cœur de l’hiver, il demeurait dans sa cellule sans chauffage

et y faisait régner la chaleur par la force de son samadhi.

Un autre signe de sa maîtrise de la méditation fut qu’il ne connut plus ni faim ni soif et n’absorbait que très peu de nourriture. Il obtint alors la connaissance directe et définitive de tous les états de l’esprit jusqu’aux plus subtils.  

 

Intérieurement pratiquant la Bodhicitta, il gardait tous les êtres en Amour
et Compassion. Extérieurement, la perfection avec laquelle il observait
la discipline du Vinaya jusqu‘aux plus infimes préceptes lui valut maints éloges et faisait de lui une source d’inspiration. Il demeurait cependant dépourvu d’orgueil et d’hypocrisie, et même lorsqu’il était l’objet de propos malveillants,
il gardait sa sérénité et ne répondait que pour donner de la joie.

 

         Il résida plusieurs années encore au monastère de Tchöb-drak, observant une stricte réclusion. Il s'adonnait alors intensément à la méditation solitaire.

Sa porte restait fermée et il ne recevait comme visite que celle du cuisinier
qui prenait soin de lui et gardait la clé de sa cellule.

        

 

 

 

 
   

       
         
 
       


Drouptchen Karma, Norbou, Zangpola Namo
Guendune la2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                   Lama Guendune rinpotché.

         Drouptchen Karma, Norbou, Zangpola Namo.                                                                       

                  Maître de méditation de rinpotché.
                     

  

  

  

 

            Un jour son Lama racine, Tulkou Tendzin de Tchodrak, vint lui rendre visite,
              fit ouvrir la porte de sa cellule et lui dit:

                     « Il est maintenant temps de sortir. La méditation est parvenue
à son terme, tu as obtenu la réalisation de la pratique, il n’est plus utile pour toi de rester en retraite.
Tu es véritablement détenteur de la grâce et tu peux désormais accomplir
le bien de tous les êtres en demeurant parmi la multitude.

Ta réalisation est immuable, tu es semblable à un roc d’or. Tu peux en être sûr.
Agis maintenant selon ta propre volonté ».

 

Malgré ces paroles, Rinpotché resta en retraite. Après une deuxième visite
de Tendzin Rinpotché (son Lama racine de sa vie précédente) et l’insistance pressante du Khempo Mingyour, un Siddha qui résidait au monastère et était un de ses Lamas racine, il accepta finalement de se rendre à leurs injonctions
et quitta sa retraite;


         Rinpotché entreprit alors un pèlerinage, visitant les lieux saints du Tibet
et du Népal, accomplissant de grandes offrandes et faisant de puissantes prières de souhaits.
Après qu’une année se fut ainsi écoulée, il poursuivit sa pratique, méditant dans différentes grottes bénies par les grands siddhas du passé tels Gourou Rinpotché et Milarepa.
C’est là que Rinpotché paracheva sa réalisation. Bien qu’il soit difficile
à quelqu’un d’ordinaire d’évaluer la qualité d’un être éveillé, la puissance
de sa grâce et le rayonnement chaleureux de sa compassion sont immédiatement ressentis.

         Guendune Rinpotché est également renommé pour sa capacité
 à subjuguer et convertir les êtres non humains, esprits malfaisants, qui causent toutes sortes de déséquilibres, maladies physiques et mentales, influences néfastes et obstacles, dont souffrent les humains.

                                                       

         En 1959, lorsque les événements se précipitèrent et que l’occupation militaire du Tibet devint totale, Rinpotché se trouvait toujours en retraite.

Une divinité protectrice lui apparut alors et lui conseilla de s’en aller
vers le sud, l’assurant de sa protection présente et avenir. Sans rien connaître de la route à suivre, Rinpotché partit. S’en remettant au pouvoir de refuge
des trois Joyaux, il parvint à traverser les lignes chinoises et gagna l’Inde sans être inquiété par les dangers en voyage.

 

Une fois en Inde, Rinpotché s’en fut trouver sa Sainteté Gyalwa Karmapa
qui lui confia la direction d’un monastère nouvellement établi au Bhoutan oriental où il demeura trois ans. Puis grâce à la bonté de sa Sainteté, il fut invité à résider chez un bienfaiteur à Kalimpong (Inde) où il vécut pour ainsi dire
en retraite pendant une douzaine d’années encore.
Chaque année, Rinpotché se rendait à Rumtek, au monastère du Gyalwa Karmapa.
Il reçut alors de nombreuses transmissions de sa Sainteté. En 1974, alors que
sa Sainteté Karmapa s’apprêtait à accomplir son premier voyage en occident,
il s’adressa à Rinpotché en ces termes :

 

« Je vais me rendre en Europe et en Amérique. Les Occidentaux, ignorants
du Saint Dharma, souffrent beaucoup du fait des perturbations qui agitent
leur esprit: orgueil, jalousie, désir, haine… Seul le Saint Dharma peut porter remède à leurs souffrances. Les conditions sont réunies pour la propagation
de l’Enseignement, c’est toi qui seras chargé de le répandre en Europe.
 Il n’y a rien à débattre, je connais les signes; je sais que tu es un Lama qui
a mené la pratique jusqu’à son terme. Le temps est venu pour toi d’accomplir
le bien des autres ».

 

Rinpotché se souvient de sa réaction:

         « Je me sentis écrasé par la perspective d’une telle tâche; je restais muet, incapable de répondre. Sa Sainteté posa alors sa main sur ma tête et me dit:

« Un bienfaiteur, Mr Benson, m’a offert une partie de sa propriété en France.

Il faut établir là-bas un grand centre de rayonnement du Saint Dharma. Beaucoup de gens pourront ainsi accéder à l’Enseignement et cela sera très bénéfique pour les Occidentaux.
Tu vas donc te rendre en Europe. Ne sois pas inquiet. Tu as le karma nécessaire
à l’accomplissement de cette tâche. Le temps est venu pour toi de le mettre
en œuvre». 
« Je suis le Karmapa; si tu as un peu de foi dans le nom du Karmapa, tu dois croire mes paroles» conclut sa Sainteté en riant ».

 

« Je suis un vieil homme » répondis-je.

 Sa Sainteté reprit:

« Il est vrai que tu es plus âgé que moi; cependant je partirai avant toi
et tu me reverras lorsque je serai enfant! Ton activité est très étroitement liée
à la mienne. Tu apparaîtras encore pendant deux vies comme très proche
de moi, après quoi tu manifesteras la complète Bouddhéité ».

  

 

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Cheminement de Rimpotché

Sous la tutelle du 16ème Karmapa.





         En 1975, Lama Guendune Rinpotché arriva en France et s’installa en
Dordogne au  lieu élu par sa Sainteté Karmapa pour être son siège européen.   

 En 1977, lors de son deuxième voyage en Occident, sa Sainteté officialisait la donation, consacrait le site du futur monastère et donna au centre son nom définitif :

Dhagpo Kagyu Ling.  

Depuis sa venue, Guendune Rinpotché s’est consacré inlassablement
à l’œuvre confiée par le Gyalwa Karmapa: transmettre le Dharma authentique aux Occidentaux.
Son activité l’a conduit dans la plupart des centres du Dharma d’Europe.

 

         En 1984, l’établissement du centre de retraite de trois ans de Kundreul-Ling permit de concrétiser le souhait de sa Sainteté Karmapa, d’offrir à des hommes et des femmes ayant un intérêt affirmé pour le Dharma la possibilité de pratiquer les enseignements les plus profonds du Vadjrayana que sont les six doctrines de Naropa et le Mahamoudra, dans les conditions de transmission
 les plus pures. La retraite de trois ans a pour but principal la formation
de Lamas, ce qui permettra à des Occidentaux de devenir des représentants
de la lignée de la pratique.

        Depuis 1986, Guendune Rinpotché dirige également le centre de retraite de trois ans de Thong Dröl Ling en Allemagne. Face au nombre croissant
de personnes désireuses d'accomplir la retraite de trois ans sous sa direction spirituelle, Rinpotché a décidé d'agrandir les centres de retraite existants et d'en construire de nouveaux. Rinpotché a particulièrement à cœur la constitution
et l'établissement d'une Sangha monastique. Celle-ci compte une trentaine
de moines et une douzaine de moniales. Il s'efforce actuellement de créer une structure qui permette aux moines et aux religieuses de disposer de conditions favorables à leur engagement.  Guendune Rinpotché n'en néglige pas pour autant Dhagpo Kagyu Ling devenu maintenant un grand centre où sera bientôt édifié le temple souhaité par sa Sainteté Karmapa (de ce fait le temple
a été construit en Auvergne, Kundreul-Ling), qui témoignera de la présence
 et de la vitalité du Bouddhisme de la tradition Kagyupa en Europe.

 

       1997, un événement bien triste nous rappelle l’impermanence
des choses et des êtres, notre Lama de Refuge Guendune Rinpotché quittait son corps. Un grand stupa fut préparé devant le temple pour recevoir le corps de Rinpotché, c’est la toute première fois qu’une crémation à ciel ouvert fut publique et introduite en France .


 

 

Cette brève esquisse de l’activité extérieure de Lama Guendune Rinpotché
fut établie pour l’essentiel d’après les indications données par Rinpotché
lui-même en réponse aux requêtes répétées formulées par les retraitants de Kundreul-Ling.

Des informations biographiques supplémentaires ont été fournies par le vénérable Lama Gawang qui est vivement remercié.
(Texte Yéshé Nyngpo, Août 1989)  

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